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L'histoire de la peine de mort, avec Pascal Bastien

Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Les origines de la peine de mort

L'histoire de la peine de mort, avec Pascal Bastien

Les origines de la peine de mort

Un prisonnier est assis dans sa cellule en attendant son exécution.
Un prisonnier est assis dans sa cellule en attendant son exécution.PHOTO : iStock
Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Aujourd'hui l'histoirePublié le 15 septembre 2021

L'écrivain français Victor Hugo disait de la peine de mort qu'elle est « le signe spécial et éternel de la barbarie ». Ce châtiment ultime a longtemps sévi dans les sociétés occidentales. Pascal Bastien, professeur au Département d'histoire de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), discute des origines de ce type de condamnations et du discours abolitionniste qui s'est tenu à son propos en Occident.

Au Canada, la peine de mort a été suspendue en 1967 et abolie définitivement en 1976 après de longs débats. L’idée que l’État peut tuer au nom de la justice apparaît dès l’Antiquité, en Grèce et à Rome, et au milieu du Moyen Âge (14-15siècle), en Europe.

« Il existe un processus à partir duquel l’État doit remplacer les sujets pour que la vengeance n’existe plus, et qu’il n’y ait qu’un seul juge, un seul exécuteur, c’est-à-dire le souverain ou le détenteur de la souveraineté. »

—  Pascal Bastien, historien

La peine de mort a pour objectif d’inciter la population à l’exemplarité : la peine et l’exécution ne sont pas vraiment destinées au criminel, mais plutôt au public. Cependant, cette méthode commence à disparaître au 19e siècle, et la France fait sa dernière exécution publique en 1939.

« L’exécution est une pédagogie de l’effroi. C’est une école de la peur. »

—  Pascal Bastien, historien

Condamner des innocents

Aujourd’hui, les abolitionnistes de la peine de mort, dont ceux des États-Unis, s'y opposent en raison des risques d’erreur judiciaire. De plus, il est prouvé depuis le Moyen Âge que l’exécution publique ne fait pas reculer les actions des criminels.

En terminant, Pascal Bastien précise que la peine de mort pourrait difficilement être réadoptée au Canada, pays signataire d’une série de traités internationaux sur son abolition. Par contre, des sondages confirment qu’elle obtient encore un appui surprenant de la part de la population de tous les pays abolitionnistes.