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Le manifeste des 343 raconté par l'historien Éric Dussault

Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Le manifeste des 343 raconté par l'historien Éric Dussault

Le manifeste des 343 raconté par l'historien Éric Dussault

Le Manifeste des 343 et le droit à l'avortement en France

En 1972, un an et demi après le Manifeste des 343, l'auteure féministe Simone de Beauvoir participe à une manifestation pro-avortement lors du procès de Bobigny.
En 1972, un an et demi après le Manifeste des 343, l'auteure féministe Simone de Beauvoir participe à une manifestation pro-avortement.PHOTO : Getty Images / Sygma / Michel Artault
Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Aujourd'hui l'histoirePublié le 1 septembre 2017

Une véritable révolution s'est produite le 5 avril 1971, lorsque Le nouvel observateur a publié un texte signé par 343 femmes qui affirmaient avoir défié la loi en subissant un avortement. L'historien Éric Dussault raconte les répercussions de ce manifeste, qui a lancé en France le mouvement pour la légalisation de l'interruption volontaire de grossesse.

Rebaptisé ironiquement « le Manifeste des 343 salopes » par le journal satirique Charlie Hebdo, ce manifeste fait tomber le tabou autour de l’avortement. Il compte parmi ses signataires une quarantaine de personnalités publiques, dont Simone de Beauvoir, Françoise Sagan et Catherine Deneuve.

Pour la fin des avortements clandestins
Au moment de la publication du manifeste, les lois françaises sont très sévères à l’égard de l’interruption volontaire de grossesse. Pourtant, au début des années 1970, de 250 000 à 300 000 avortements clandestins sont pratiqués en France. Dans ce contexte, les avortements sont plus dangereux pour la santé des femmes et mettent parfois leur vie en danger.

Le Mouvement de libération des femmes, l’initiateur du Manifeste des 343, souhaite que les femmes prennent le contrôle de leur corps. L’organisation dénonce l’archaïsme des lois sur l’avortement.

Le Manifeste des 331
En 1973, des médecins ayant pratiqué des avortements défient à leur tour l’État en publiant dans Le nouvel observateur le Manifeste des 331. Ils vont alors à l’encontre de l’Ordre des médecins, qui considère l’avortement comme un homicide.

La loi Veil
En novembre 1974, le gouvernement français adopte la loi Veil, défendue par la ministre de la Santé, Simone Veil, qui dépénalise l’interruption de grossesse volontaire en France sous certaines conditions. À la même époque, la France adopte aussi plusieurs mesures favorisant l’égalité entre les sexes.