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Aujourd'hui l'histoire, ICI Première.
Aujourd'hui l'histoire, ICI Première.
Quand Trudeau a dénoncé les souverainistes à Washington

Le discours de Trudeau devant le Congrès en 1977, avec Éric Bédard

Quand Trudeau a dénoncé les souverainistes à Washington

Publié le 18 juin 2021
Le premier ministre canadien Pierre Elliott Trudeau et le président américain Jimmy Carter tiennent une conférence de presse sur la pelouse de la Maison-Blanche, le 3 mars 1977.
Pierre Elliott Trudeau et Jimmy Carter en 1977PHOTO : La Presse canadienne / PETER BREGG

« Un crime contre l'histoire de l'humanité. » C'est ainsi qu'a décrit, lors de la première allocution d'un premier ministre canadien devant la législature américaine, Pierre Elliott Trudeau le projet d'indépendance du Québec, le 22 février 1977. Dans un pays marqué par la guerre civile, il a comparé ses adversaires à des sécessionnistes. L'historien Éric Bédard explique à Jacques Beauchamp que ce discours traduit la panique du camp fédéraliste au lendemain de l'élection du Parti québécois.

Le 25 janvier 1977, René Lévesque prononce un discours à New York. Crâneur et arrogant, le nouveau premier ministre du Québec est perçu comme un radical. Le voyage est un échec.

La visite de son homologue fédéral, un mois plus tard, se veut une riposte.

Le Québec est-il sécessionniste?

Jimmy Carter, le nouveau président, est sensible à la question de l’unité canadienne. Originaire du sud des États-Unis, il craint le spectre d’une nouvelle guerre de Sécession.

Selon Éric Bédard, le premier ministre canadien exploite à fond cette inquiétude. Il évoque le fondement ethnique, peut-être même raciste du projet souverainiste.

« [Trudeau] présente le Canada comme une sorte de phare pour l’humanité; et donc, forcément, le projet souverainiste, en contrecarrant les grands idéaux de ce projet canadien, engendrerait une sorte de désespoir à l’échelle internationale. »

—  Éric Bédard, historien
Pierre Eliott Trudeau, Jimmy Carter, Margaret Trudeau et Rosalynn Carter saluent la foule depuis le balcon de la Maison-Blanche, le 22 février 1977.

Le premier ministre Pierre Eliott Trudeau, le président américain Jimmy Carter et leurs épouses à la Maison-Blanche, le 22 février 1977

La Presse canadienne / FRED CHARTRAND

Prémonitoire

Dans son discours, Trudeau reconnaît les failles de la Confédération canadienne. Il affirme néanmoins que « l’intégrité du Canada ne sera pas compromise ».

Éric Bédard croit que ce discours annonce la réforme constitutionnelle de 1982.

Au cours de cette émission, l’historien discute également des plans de Pierre Elliott Trudeau pour heurter économiquement le Québec afin de discréditer le mouvement souverainiste.

Il rend enfin hommage à Jacques Beauchamp, dont c’est la dernière émission après six ans au micro d’Aujourd’hui l’histoire.