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Aujourd'hui l'histoire, ICI Première.
Aujourd'hui l'histoire, ICI Première.
Le combat de titans qui a donné naissance à la presse à sensation

La guerre des journaux de Hearst contre Pulitzer, avec Harold Bérubé

Le combat de titans qui a donné naissance à la presse à sensation

Publié le 15 juin 2021
Montage sur lithographie d'un portrait du magnat de la presse Joseph Pulitzer et de la une d'un numéro du New York World.
Joseph Pulitzer (1847-1911)PHOTO : Bibliothèque du Congrès des États-Unis

Titres choquants, faits divers sordides, ton populiste... Bien avant de devenir un symbole du journalisme de qualité, Joseph Pulitzer a été le précurseur de pratiques journalistiques qu'on qualifie aujourd'hui de « jaunes ». William Randolph Hearst, lui, était obsédé par l'idée de le dominer. Harold Bérubé, professeur d'histoire, raconte à Jacques Beauchamp comment les deux magnats rivaux ont construit des empires en courtisant le lectorat immigrant.

À la fin du 19e siècle, des changements technologiques secouent le monde des médias. Le papier devient plus abordable et les presses peuvent désormais produire davantage, plus rapidement. Pour financer tout cela, cependant, la publicité devient essentielle.

Formule gagnante

Journaliste accompli devenu éditeur du New York World, Joseph Pulitzer fait sa marque en présentant, toujours en une, des enquêtes journalistiques. Les titres des articles et la mise en page saisissent l’œil, quitte à étirer la réalité, et les scandales sont privilégiés.

Afin de prendre le dessus sur la concurrence, il baisse le prix du numéro jusqu’à le vendre à perte.

Au New York Journal, William Randolph Hearst n’a qu’une idée en tête : obtenir plus de succès encore.

Employés au travail dans la salle de rédaction du journal New York World, vers 1900.

Salle de rédaction du New York World vers 1900

Bibliothèque du Congrès américain

« On fabrique la nouvelle, de plus en plus. Et on la fabrique autour […] de grandes causes qui vont scandaliser les lecteurs et les amener à se mobiliser. On est ainsi capable de vendre de la copie, mais également, dans l’esprit de Pulitzer, de contribuer au bien commun. »

—  Harold Bérubé, professeur d'histoire
Page frontispice du New York Journal du 2 janvier 1897.

Une du New York Journal du 2 janvier 1897

Bibliothèque du Congrès des États-Unis

Guerre à finir

Hearst se sert de la fortune familiale pour recruter les meilleurs journalistes de Pulitzer.

Il baisse le prix de ses numéros encore davantage que Pulitzer.

Le New York World et le New York Journal reprennent chacun les nouvelles de l’autre, même lorsqu’elles ont été fabriquées de toutes pièces.

Selon Harold Bérubé, les deux publications n’en deviennent que plus semblables.

Au cours de cette émission, notre invité révèle comment cette guerre entre les deux puissants entrepreneurs s’est finalement terminée.