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L'histoire de l'espéranto racontée par Normand Fleury

Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
L’espéranto ou le rêve d’une langue internationale apolitique

L'histoire de l'espéranto racontée par Normand Fleury

L’espéranto ou le rêve d’une langue internationale apolitique

Un professeur montre à deux jeunes élèves des mots d'espéranto sur une grande feuille de papier.
Cours d'espéranto au Château de Grésillon à Saint-Martin-d'Arce, en FrancePHOTO : afp via getty images / FRANK PERRY
Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Aujourd'hui l'histoirePublié le 27 mai 2021

La paix dans le monde, rien de moins. C'est à cela que rêvait Ludwik Louis Zamenhof en construisant, en 1878, sa langue apatride, basée sur la structure d'idiomes existants. Partout dans le monde, des locuteurs ont repris le flambeau pour dépolitiser la langue, en retirer tout rapport de force et communiquer d'égal à égal. Normand Fleury, de la Société québécoise d'espéranto, raconte à Jacques Beauchamp que les deux guerres mondiales ont porté un dur coup au projet espérantiste.

Ludwik Louis-Lazare Zamenhof grandit à Bialystok, une ville polonaise où les tensions interethniques sont vives. C’est ce qui le motive à construire, dès ses 19 ans, une nouvelle langue à partir de toutes celles qu’il maîtrise déjà (français, anglais, allemand, polonais et russe), mais aussi du latin, nécessaire à ses études en médecine.

Selon Normand Fleury, Zamenhof montre des traits de génie en linguistique, et il n’hésite pas à recommencer ses travaux après la destruction de ses ébauches par son père.

Un monde, une langue

Ludwik Louis-Lazare Zamenhof publie le premier manuel de l’espéranto en 1887.

En 1905, le premier Congrès mondial d’espéranto rassemble 688 personnes de 20 pays.

« Quand vous voyagez avec l’anglais ou même avec le français […], vous avez tout de suite une étiquette de personne riche, alors qu’avec l’espéranto, on n’est pas étiqueté politiquement [ni] économiquement. »

— Une citation de  Normand Fleury, fondateur de la Société québécoise d’espéranto
Portrait de Ludwik Louis-Lazare Zamenhof, inventeur de l'espéranto.

Ludwik Louis-Lazare Zamenhof vers 1885

Bildarchiv Austria

Effet contraire

La Première Guerre mondiale ébranle les espérantistes, qui voient leur rêve de paix s’éloigner.

Dans les années 1930, la montée des régimes totalitaires et la Deuxième Guerre mondiale entraînent carrément la persécution des adeptes de cette langue. On les associe tantôt au communisme, tantôt à l’espionnage ou au complot juif.

Au cours de cette émission, Normand Fleury raconte l’introduction de l’espéranto au Canada vers 1892, et explique comment Internet a donné un nouveau souffle à la langue.