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Le scandale de la pièce Les fées ont soif raconté par Marie-Claude Garneau

Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Pourquoi la pièce Les fées ont soif a tant fait scandale en 1978

Le scandale de la pièce Les fées ont soif raconté par Marie-Claude Garneau

Pourquoi la pièce Les fées ont soif a tant fait scandale en 1978

Illustration de trois visages féminin sur l'affiche promotionnelle originale de la pièce Les fées ont soif.
Portion de l'affiche promotionnelle originale de la pièce Les fées ont soifPHOTO : Théâtre du Nouveau Monde
Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Aujourd'hui l'histoirePublié le 21 mai 2021

Égalité des sexes, blasphème, liberté artistique... Le plaidoyer féministe de Denise Boucher a soulevé maints débats lorsqu'une subvention lui a été retirée in extremis. Ses détracteurs ont fait appel aux tribunaux pour l'interdire, tandis que les intellectuels de partout l'ont défendue. Marie-Claude Garneau, doctorante en lettres, raconte à Jacques Beauchamp que la controverse n'a pas empêché Les fées ont soif de connaître le succès.

Dans les années 1970, le théâtre féministe a le vent dans les voiles au Québec.

L’essayiste, journaliste et parolière Denise Boucher s’inscrit dans cette mouvance avec sa première œuvre dramaturgique. À travers les monologues de trois archétypes féminins – la mère, la prostituée et la Vierge Marie –, celle-ci exprime la prise de conscience des femmes de leur domination par la société patriarcale.

Louisette Dussault en Vierge Marie dans la production originale de la pièce Les fées ont soif.

Louisette Dussault dans la production originale de la pièce Les fées ont soif

Radio-Canada

La bourse de la discorde

En mai 1978, le Conseil des arts de la région métropolitaine annonce le retrait d’une subvention qui devait aller à la production théâtrale. Son président la qualifie de « merde » et de « cochonnerie » susceptible d’entacher l’image de l’organisme.

« Oui, elles vont parler de ce désir de jouissance pour elles-mêmes, mais ce n’est pas qu’un désir d’ordre sexuel. C’est vraiment, aussi, un désir de s’appartenir, de trouver sa parole. »

—  Marie-Claude Garneau, doctorante en lettres
Groupe de gens manifestant devant le palais de justice de Montréal en 1978.

Manifestation devant le palais de justice de Montréal à l'occasion des procédures judiciaires contre la pièce Les fées ont soif, en 1978

Radio-Canada

Les catholiques au front

Si le Théâtre du Nouveau Monde (TNM) garde quand même la pièce à l’affiche, une autre controverse éclate en novembre 1978. Une coalition d’organismes catholiques demande aux tribunaux d’interdire la publication du texte de la pièce. L’archevêque de Montréal appuie la démarche, et ce, sans avoir vu l’œuvre.

Une injonction est accordée le 4 décembre 1978, mais elle ne suffit pas à faire cesser les représentations.

Au cours de cette émission, Marie-Claude Garneau résume les positions du comédien Jean-Louis Roux, de l’autrice Simone de Beauvoir et de la Ligue des droits de l’homme dans cette affaire.