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Aujourd'hui l'histoire, ICI Première.
Aujourd'hui l'histoire, ICI Première.
L’appel de Brazzaville, le S.O.S. décisif du général de Gaulle

L'appel de Brazzaville raconté par Blaise N'Dala

L’appel de Brazzaville, le S.O.S. décisif du général de Gaulle

Publié le 18 mai 2021
Le gouverneur du Tchad, Félix Éboué, et le général de Gaulle, chef de la France libre.
Le général de Gaulle avec Félix Éboué, premier gouverneur africain à appuyer la France librePHOTO : Bibliothèque du Congrès américain

Sous l'occupation, la France libre ne pouvait plus compter que sur ses colonies. Le 26 octobre 1940, le chef de la résistance extérieure lançait un ultime cri de ralliement aux Africains pour qu'ils l'aident dans une offensive contre l'ennemi allemand. Entendu par 30 000 soldats, ce message a changé le cours de la guerre. Blaise N'Dala, juriste et écrivain, raconte à Jacques Beauchamp comment le racisme a conduit à une volonté d'effacer la contribution africaine à la Deuxième Guerre mondiale.

Le 18 juin 1940, Charles de Gaulle lance un premier appel depuis Londres. Il invite les « Français qui veulent rester libres » à le suivre.

À Dakar, il tente un premier coup de force contre les troupes royalistes de Vichy, mais échoue. C’est à ce moment qu’il se replie sur Brazzaville, au Congo. Un officier belge, Pierre Ryckmans, l’épaule afin de renverser les instances régionales favorables à Vichy.

L’après-Vichy en marche

De Gaulle a dès lors le champ libre pour appeler à nouveau aux armes, publier un manifeste, mais aussi monter son conseil de l’empire, qui préfigure le gouvernement français d’après-guerre.

« Pour eux, ce n’est pas cela, la France. La France, elle est partout où les gens combattent pour conquérir cette liberté. De ce fait, puisque le conseil se trouve à Brazzaville […], les institutions légitimes de la France se trouvent à Brazzaville. »

—  Blaise N’Dala, juriste et écrivain

Le front au sud

La France libre connaît sa première victoire à Koufra, en Lybie, en 1941. Les quelque 30 000 soldats africains et 39 000 militaires français fidèles à de Gaulle affrontent ensuite les forces italiennes en Éthiopie et en Tunisie.

Selon Blaise N'Dala, les motivations des Africains qui prennent part aux combats sont diverses et vont des convictions idéologiques au désespoir d’évader aux travaux forcés dans les mines.

Au cours de cette émission, Blaise N'Dala explique comment la France a occulté les exploits des militaires africains, allant même jusqu’à en abattre certains lors du massacre de Thiaroye, le 1er décembre 1944.