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Aujourd'hui l'histoire, ICI Première.
Aujourd'hui l'histoire, ICI Première.
Le spectacle qui a permis aux Franco-Ontariens de s’affirmer

Le spectacle Moé j'viens du Nord 'stie, avec Johanne Melançon

Le spectacle qui a permis aux Franco-Ontariens de s’affirmer

Publié le 7 mai 2021
André Paiement, Gaston Tremblay et Denis Courville  fument sur scène dans la pièce Moé, j'viens du Nord, s'tie
André Paiement, Gaston Tremblay et Denis Courville dans Moé j'viens du Nord, s'tie PHOTO : Théâtre du Nouvel-Ontario / Doug Kinsey

En 1971, la troupe de théâtre universitaire de l'Université laurentienne présente Moé, j'viens du Nord s'tie, un spectacle multimédia qui allie théâtre, musique populaire et projections visuelles. Dans une démarche semblable à celle de Michel Tremblay au Québec, ces jeunes souhaitent enfin amener sur scène leurs préoccupations, leur langage et leur culture. Johanne Melançon, professeure à l'Université laurentienne, explique à Jacques Beauchamp pourquoi cette pièce a fait scandale.

En 1970, le Département d’études françaises de l’Université laurentienne est un lieu d’expression et de contestation. Les étudiants protestent contre les cours de diction et contre l’absence d’œuvres canadiennes-françaises au programme.

Du théâtre pour canaliser la fureur

Le père Fernand Dorais, un jésuite québécois, prend la charge de la troupe de théâtre universitaire en 1969 et lui fait prendre une direction plus audacieuse.

L’année suivante, Pierre Bélanger prend la relève et favorise un théâtre « d’engagement social et de création ».

Le résultat, Moé, j’viens du Nord s’tie, est présenté deux soirs à Sudbury en février 1971.

« Le titre […] souligne à la fois une affirmation individuelle et une affirmation collective. La ponctuation finale du "s’tie", c’est un cri du cœur. »

—  Johanne Melançon, professeure à l’Université laurentienne
Les artisans de Moé j'viens du Nord, 'stie couchés en cercle sur le sol : Robert Paquette, Yvons Besner, Donald Laframboise, Thérèse Boutin, Conrad Morin, Carole Morisset, Clarissa Lassaline, Denis Courville, Denis St-Jules, Gaston Tremblay, Jean-Paul Gagnon, Pierre Germain, André Paiment et Pierre Bélanger.

Les artisans de Moé j'viens du Nord, 'stie

Théâtre du Nouvel-Ontario / Doug Kinsey

Des mots de trop

Moé, j’viens du Nord s’tie raconte, en scènes entrecoupées de chansons ou de projections, les tribulations d’un jeune couple qui attend son premier enfant.

Lors de représentations dans le nord de l’Ontario, toutefois, les choses se corsent pour l’équipe. Des spectateurs plus âgés réagissent mal au langage cru de la pièce, et des représentations sont annulées.

Au cours de cette émission, Johanne Melançon raconte également comment les artisans de la pièce ont ensuite fondé d’importantes institutions de la culture franco-ontarienne.