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L'héritage d'Althea Gibson raconté par Marie-José Turcotte

Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Althea Gibson, première championne de tennis afro-américaine

L'héritage d'Althea Gibson raconté par Marie-José Turcotte

Althea Gibson, première championne de tennis afro-américaine

Althea Gibson tient une gerbe de fleurs et le plateau d'argent de la victoire lors du tournoi de Wimbledon 1958.
Althea Gibson (1927-2003)PHOTO : international news photos/afp vi / -
Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Aujourd'hui l'histoirePublié le 28 avril 2021

Couronnée à Roland-Garros en 1956, puis à Wimbledon et aux Internationaux de tennis des États-Unis, en 1957 et en 1958, elle s'est imposée dans un monde jusque-là blanc et riche, ouvrant la voie aux Serena Williams de ce monde. Marie-Josée Turcotte, journaliste sportive, raconte à Jacques Beauchamp comment Althea Gibson a bénéficié du soutien d'autrui pour faire éclore son talent.

Althea Gibson naît en 1927 en Caroline du Sud, de parents ouvriers agricoles pauvres, puis grandit à Harlem. Dès ses 13 ans, elle doit quitter le foyer familial en raison de son père violent.

Anges gardiens

Sportive, elle s’illustre lors d’un tournoi de paddle-tennis et se voit dirigée vers un club de tennis destiné aux Afro-Américains de la classe moyenne. Là, elle est prise en charge par deux mécènes qui sont aussi militants pour les droits civiques, Hubert Eaton et Robert Johnson. Les deux hommes projettent de faire d’elle la première championne de tennis noire.

Au fil des victoires, Althea Gibson se fait remarquer par Alice Marble, une ancienne championne de tennis blanche. En 1950, cette dernière affirme dans une lettre ouverte que Gibson devrait avoir le droit de compétitionner au US Open.

Althea Gibson renvoie la balle à Christine Truman lors du tournoi de Wimbledon 1958.

Althea Gibson au tournoi de Wimbledon en 1958

Getty Images / Hulton Archive

« C’était tellement beau de la voir jouer. […] Elle était très athlétique, elle était très forte, elle avait un service tout à l’attaque. On la regarde jouer et on sent qu’elle est plus puissante que ses adversaires. »

—  Marie-Josée Turcotte, journaliste sportive

La reine du tennis féminin

Après s’être fait maintes fois refuser l’accès au tournoi, Althea Gibson accède enfin aux Internationaux de tennis des États-Unis peu de temps après la publication de la lettre.

C’est ainsi qu’elle récolte, en 1956, son premier titre du grand chelem, et devient la reine du tennis féminin de 1956 à 1958.

Au cours de cette émission, Marie-Josée Turcotte raconte ce que la championne est devenue par la suite.