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Aujourd'hui l'histoire, ICI Première.
Aujourd'hui l'histoire, ICI Première.
Maillardville, berceau francophone en Colombie-Britannique

L'histoire de Maillardville racontée par Maurice Guibord

Maillardville, berceau francophone en Colombie-Britannique

Publié le 20 avril 2021
Image d'époque de l'église faite en bois.
Photo d'archive de l'église catholique de Maillardville.PHOTO : Société historique francophone de la C.-B.

Fondée en 1909 pour combler les besoins de main-d'œuvre dans l'industrie du bois, Maillardville est vite devenue la plus grande communauté francophone à l'ouest de Saint-Boniface. C'est que les colons étaient conviés à y emmener leur famille et leur culture. L'historien Maurice Guibord explique à Jacques Beauchamp pourquoi les francophones représentaient une force de travail avantageuse pour la foresterie au début du 20e siècle.

En 1907, la scierie Fraser Mills est inaugurée au bord du fleuve Fraser. Elle est aménagée dans des installations construites en 1889, à côté d’ un village.

Un employé francophone, Théodore Cléroux, propose à la direction de recruter des employés au Québec et en Ontario, où le travail est plus rare.

L’avenir est à l’ouest

La Fraser Mills promet aux ouvriers le double du salaire offert dans leur province, des hypothèques à bon marché, du bois gratuit et des années de travail.

Ils ont aussi l’assurance de pouvoir parler leur langue et de continuer à pratiquer leur religion catholique.

« On s’assurait, d’une part, de cette main-d’œuvre bien formée, mais [aussi], en même temps, de générations de travailleurs qui seraient déjà installés autour de la boutique. »

—  Maurice Guibord, historien
Vue du quartier Maillardville à Coquitlam, en Colombie-Britannique.

Maillardville en 2021

Radio-Canada / Kevin Mcintyre-Tor

La route du bois

Les recruteurs se rendent dans des lieux stratégiques pour la foresterie : Gatineau et Sherbrooke, au Québec, et Rockland, en Ontario. Environ 450 colons arrivent par vagues successives, en 1909 et en 1910.

D’abord nommé Frenchtown, le village est baptisé Maillardville en l’honneur du premier prêtre catholique de la paroisse, un oblat marseillais du nom d’Edmond Maillard.

Essor et déclin

Maillardville connaît de nouveaux bonds démographiques dans les années 1930, puis au cours des années 1960. Cette dernière poussée s’accompagne toutefois d’une anglicisation marquée du village.

Au cours de cette émission, Maurice Guibord décrit également la place étonnante accordée au français dans la Colombie-Britannique du 19e siècle.