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Aujourd'hui l'histoire, ICI Première.
Aujourd'hui l'histoire, ICI Première.
Pierre Elliott Trudeau, 1968-1972 : un premier mandat annonciateur

Le 1er gouvernement de Pierre Elliott Trudeau, avec J.-C.Panneton

Pierre Elliott Trudeau, 1968-1972 : un premier mandat annonciateur

Publié le 13 avril 2021
Entouré d'une foule, Pierre Elliott Trudeau lève ses mains en signe de victoire lors de son élection à la tête du Parti libéral, le 7 avril 1968.
Pierre Elliott Trudeau lors de son élection à la tête du Parti libéral, le 7 avril 1968PHOTO : La Presse canadienne / CHUCK MITCHELL

Réforme constitutionnelle, bilinguisme, multiculturalisme, droits de la personne... Le flamboyant politicien a rapidement révélé les thèmes qui lui tenaient à cœur au cours d'un premier mandat mouvementé, marqué par ses affrontements avec les nationalistes québécois. Jean-Charles Panneton, historien et politologue, explique à Jacques Beauchamp comment l'arrogance de Pierre Elliott Trudeau a tour à tour été une force, puis une faiblesse.

Le 25 juin 1968, Pierre-Elliott Trudeau se fait élire premier ministre du Canada avec une écrasante majorité.

Anatomie d’une trudeaumanie

Il doit sa popularité à ses réalisations comme ministre de la Justice – la décriminalisation des relations homosexuelles, notamment –, à son style charmeur, mais aussi à son attitude défiante lors d’une manifestation indépendantiste ayant tourné à l’émeute, à Montréal, la veille du scrutin.

Avec la Loi sur les langues officielles, en 1969, il espère couper court au sentiment souverainiste, mais l’accueil et l’effet de cette loi sont mitigés au Canada anglais.

« Pour le Canada anglais, c’est un héros, c’est quelqu’un qui est capable de résister aux nationalistes et aux indépendantistes québécois. »

—  Jean-Charles Panneton, historien et politologue
Pierre Elliott Trudeau ajuste sa cravate lors du dévoilement de son premier cabinet, le 6 juillet 1968.

Pierre Elliott Trudeau lors du dévoilement de son premier cabinet, le 6 juillet 1968

La Presse canadienne

Le vernis craque

En 1970, au moment de la crise d’Octobre, Pierre Elliott Trudeau autorise l’application de la Loi sur les mesures de guerre. Couplé aux sympathies du premier ministre canadien pour les régimes soviétiques et chinois, ainsi que sa relation harmonieuse avec le leader cubain Fidel Castro, l’épisode ternit son image de défenseur des libertés civiles.

En 1971, lors d’une conférence constitutionnelle à Victoria, il jette les bases de la réforme qu’il souhaite tant, mais le premier ministre québécois Robert Bourrassa lui fait obstacle. Trudeau traite alors son homologue québécois de « mangeur de hot-dogs ».

Au cours de cette émission, Jean-Charles Panneton décrit également la politique étrangère de Pierre Elliott Trudeau, puis explique les causes qui l’ont amené à remporter de justesse l’élection du 30 octobre 1972.