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Aujourd'hui l'histoire, ICI Première.
Aujourd'hui l'histoire, ICI Première.
Le Grand Antonio, l’homme fort excentrique

La vie du grand Antonio racontée par Hughes Théorêt

Le Grand Antonio, l’homme fort excentrique

Publié le 8 avril 2021
Le Grand Antonio avec Jean-Pierre Ferland à l'émission L'autobus du showbusiness, en 1987
Le Grand Antonio et Jean-Pierre Ferland en 1987PHOTO : Radio-Canada

Il pouvait tirer des autobus remplis de passagers ou remorquer une voiture avec ses cheveux. Il est entré dans le livre des records Guinness, il est apparu à la télévision américaine, mais il est tout de même mort pauvre et seul. Hughes Théorêt, professeur d'histoire, explique à Jacques Beauchamp que l'erreur du Grand Antonio a peut-être été de mal s'entourer.

Anton Barichievich naît en 1925 dans l’ex-Yougoslavie croate, mais de parents serbes. De telles origines, condamnables sous l’extrême droite au pouvoir à partir de 1941, expliquent peut-être son séjour dans un camp de concentration durant la Seconde Guerre mondiale.

Réfugié en Italie après la guerre, il arrive au Canada en 1946.

Le muscle à la mode

Selon Hughes Théorêt, Anton Barichievich commence à faire des tours de force pour amuser ses collègues alors qu’il occupe divers petits emplois. Les années 1950 marquent l’arrivée de la télévision, puis de la lutte, et donc un certain engouement pour les hommes forts.

En 1952, il établit un premier record en tirant un train de 433 tonnes sur 20 mètres.

« C’est un homme fort, mais c’est un artiste. »

—  Hughes Théorêt, professeur d’histoire
Dans un bar, des cowboys (le Grand Antonio, Olivier Guimond et Roger Michael) sont assis autour d'une table et jouent aux cartes pendant que la tenancière (Denise Pelletier), le barman (Rod Tremblay) et un cowboy (Denis Drouin) les observent
au comptoir en arrière-plan.

Le Grand Antonio participant à l'émission Smash, le 7 janvier 1971

Radio-Canada / Jean-Pierre Karsenty

Colosse et globe-trotter

Dans les années 1970, le Grand Antonio mène une brève carrière de lutteur. Dans les années 1980, il décroche quelques rôles au cinéma, dont un dans le film La guerre du feu.

En 1984, à l’approche d’une visite du pape Jean-Paul II au Canada, il projette un tour de force avec la papemobile. Il se plaint du refus du cardinal Jean-Claude Turcotte dans les pages d’un quotidien.

Au cours de cette émission, Hugues Théôret raconte également la triste fin d’Anton Barichievich, survenue en septembre 2003.