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Aujourd'hui l'histoire, ICI Première.
Aujourd'hui l'histoire, ICI Première.
La cantatrice chauve, pièce fondatrice du théâtre de l’absurde

La Cantatrice chauve de Ionesco, avec Julie Roberge

La cantatrice chauve, pièce fondatrice du théâtre de l’absurde

Publié le 12 mars 2021
Mounir Margoum, Charlotte Clamens, Georges Bigot et Regis Lux dans une production de La cantatrice chauve.
Production de La cantatrice chauve en 2016 à Toulouse.PHOTO : afp via getty images / PASCAL PAVANI

Des dialogues sans queue ni tête, des anecdotes déjantées, des personnages interchangeables, dont une pendule capricieuse... Avec sa première pièce de théâtre, le dramaturge Eugène Ionesco a voulu se moquer du vide des relations humaines, de notre manque d'écoute, ainsi que de la petite bourgeoisie. Julie Roberge, professeure de littérature, explique à Jacques Beauchamp en quoi La cantatrice chauve résulte de la Deuxième Guerre mondiale et du désamour de Ionesco pour le théâtre.

Eugène Ionesco naît Eugen Ionescu en Roumanie, et son enfance est partagée entre ce pays et la France.

Il est un temps enseignant dans son pays natal, puis il immigre en France avec sa femme en 1942.

Profession : anti-auteur

La guerre lui fait perdre son emploi à l’ambassade. C’est à ce moment qu’il se met à écrire. Il jette les bases de La cantatrice chauve dès 1947. La première de la pièce a lieu le 10 mai 1950 au Théâtre des Noctambules, à Paris, devant un public dérouté et insatisfait.

Selon Julie Roberge, La cantatrice chauve raconte une simple soirée entre amis qui sombre peu à peu dans l’invraisemblance.

« C’est une langue complètement disloquée, qui n’assume pas sa fonction première, qui est de communiquer. »

—  Julie Roberge, professeure de littérature
Eugène Ionesco (à droite) en entrevue avec Fernand Séguin pour l'émission Le sel de la semaine, en 1966.

Fernand Séguin et Eugène Ionesco en 1966

Bouthillier photographie

Deuxième chance

La cantatrice chauve est mieux reçue lors de sa reprise, au Théâtre de la Huchette, en 1952. Elle est présentée en programme double avec La leçon, une nouvelle pièce de Ionesco.

C’est n’est toutefois qu’en 1957 qu’elle devient un phénomène populaire. La Huchette est alors un lieu à la mode, et le metteur en scène Nicolas Bataille a troqué la facture humoristique de la pièce pour un ton tragique.

Au cours de cette émission, Julie Roberge raconte également l’origine accidentelle du titre La cantatrice chauve.