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Aujourd'hui l'histoire, ICI Première.
Aujourd'hui l'histoire, ICI Première.
Guyenne, un village d’Abitibi pas comme les autres

Guyenne, un village pas comme les autres, avec Francis Desharnais

Guyenne, un village d’Abitibi pas comme les autres

Publié le 26 février 2021
Quelques maisons isolées de chaque côté d'une route de terre.
Guyenne en 1951PHOTO : Bibliothèque et archives nationales du Québec / Gérard Ouellet

Abitibi, 1947. Dans la foulée de la colonisation de la région, des idéalistes soutenus par Duplessis et l'Église fondent une communauté autosuffisante où les habitants partagent avec la collectivité leurs gages et leur temps. Le bédéiste Francis Desharnais raconte à Jacques Beauchamp comment ce système unique au Québec a favorisé l'essor, puis le déclin de Guyenne. Découvrez pourquoi ses us et coutumes lui ont valu le surnom de « petite Russie ».

Alors que prend fin la Grande Dépression, les colons d’Abitibi mettent sur pied des chantiers coopératifs afin de lutter contre la pauvreté. Au lieu d’engager des travailleurs, les entreprises forestières recrutent des équipes déjà formées, ce qui leur permet d’offrir aux employés de meilleures conditions de travail et de meilleurs gages.

Des intellectuels souhaitent appliquer ce modèle à la construction d’un village où il n’y aurait pas de maire, pas de conseil municipal, et où les décisions seraient prises par les habitants lors d’assemblées générales.

Des règles à suivre

Francis Desharnais parle de règles strictes pour la population de Guyenne. Celle-ci doit prendre part à des soirées d’étude, renoncer à l’entreprise privée, ne pas boire d’alcool ni blasphémer.

« Le niveau d’éducation de cette époque-là n’était pas très élevé. Alors, de s’initier à toutes ces notions-là, ça ne devait pas être de la tarte. »

—  Francis Desharnais
Un homme joue du violon devant des bûcherons attablés dans cette image de la bande dessinée La petite Russie, de Francis Desharnais.

La vie à Guyenne selon Francis Desharnais dans La petite Russie

Francis Desharnais

Une vie de labeur

La vie à Guyenne n’est pas de tout repos. Après le travail de la terre ou du bois et les obligations familiales, il faut participer à diverses activités nécessaires au bon fonctionnement du village.

Le découragement est fréquent, les terres forestières s’épuisent, et le gouvernement se désintéresse de la colonisation. Peu à peu, la vocation de Guyenne change.

Au cours de cette émission, Francis Desharnais traite également de la place des femmes, exclues du processus décisionnel, à Guyenne.