•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Votre destination audio, maintenant aussi sur le web !

Début du contenu

Aujourd'hui l'histoire, ICI Première.
Aujourd'hui l'histoire, ICI Première.
Buster Keaton, le clown triste du cinéma muet

La vie et l'oeuvre de Buster Keaton racontées par André Lavoie

Buster Keaton, le clown triste du cinéma muet

Publié le 19 février 2021
Buster Keaton, par terre sous une caméra, vêtu d'un béret, sur une photo promotionnelle pour le film Le contrôleur, en 1928.
Buster Keaton (1895-1966)PHOTO : Getty Images / Hulton Archive

Avec son jeu physique et ses cascades aussi ahurissantes que risquées, exécutées avec une mine impassible, il s'est imposé comme l'un des plus grands du cinéma burlesque aux côtés de Charlie Chaplin. En coulisses, le comédien et réalisateur a mené une vie troublée. André Lavoie, critique de cinéma, explique à Jacques Beauchamp pourquoi le terme « enfant de la balle » s'applique doublement à Buster Keaton.

Buster Keaton enlace Anita Page dans une scène du film Sidewalks of New York (1931).

Avec Anita Page dans Sidewalks of New York (1931)

Getty Images / Hulton Archive

Buster Keaton naît de parents artistes de théâtre burlesque. Dès qu’il a 6 mois, le magicien Houdini lui donne son sobriquet (« casseur ») après l’avoir vu faire une chute dans un escalier.

Ses parents l’intègrent à leurs numéros dès son plus jeune âge, après avoir remarqué que sa présence faisait rire le public. Alcoolique, son père Joe s’en sert même comme projectile contre des spectateurs turbulents. La rumeur veut qu’il n’ait fréquenté l’école qu’une seule journée, et que ses parents le déguisent en nain pour éviter d’avoir à l’envoyer en classe.

De belles années 1920

En route vers une audition, Buster Keaton intègre par hasard le studio du producteur de cinéma Joseph M. Schenck et y tourne ses premiers courts métrages. Le succès est rapide, et le comédien connaît une décennie foisonnante et créative durant laquelle il a le loisir de s’entourer de collaborateurs pour réaliser ses idées.

« C’est cette idée à la fois très simple et très complexe d’un personnage qui sait affronter toutes les calamités, que ce soit des tornades, des guerres civiles, des naufrages, des effondrements d’édifice [ou] de futures épouses en délire. […] Tout s’abat sur lui. »

—  André Lavoie
Assis, Buster Keaton regarde une poupée se trouvant à côté de lui.

Buster Keaton en 1928

Getty Images / Hulton Archive

Contrairement à ce que certains médias laissent entendre, Buster Keaton n’a pas de mésentente avec Charlie Chaplin; les deux artistes se fréquentent même.

Chaplin lui conseille d’ailleurs de ne pas accepter une offre des studios Metro-Goldwyn-Meyer (MGM) qui lui ferait perdre son contrôle créatif. Keaton accepte malgré tout de passer sous cette bannière. Dès lors, son déclin professionnel commence.

Au cours de cette émission, André Lavoie explique comment Buster Keaton a fait deux films avec l’Office national du film du Canada (ONF) peu avant sa mort.