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Aujourd'hui l'histoire, ICI Première.
Aujourd'hui l'histoire, ICI Première.
L’affaire Sue Rodriguez, prélude à l’aide médicale à mourir

L'affaire Sue Rodriguez racontée par Svend Robinson

L’affaire Sue Rodriguez, prélude à l’aide médicale à mourir

Publié le 18 février 2021
Le député Svend Robinson aide Sue Rodriguez à sortir de sa voiture après le dépôt du verdict de la Cour Suprême, le 30 septembre 1993.
Sue Rodriguez (1950-1994) et Svend RobinsonPHOTO : La Presse canadienne / Ward Perrin

En 1993, la Cour suprême déboutait une femme atteinte de la maladie de Lou Gehrig qui contestait l'illégalité pour les médecins de lui administrer l'aide médicale à mourir. Dans un jugement serré de 5 contre 4 à propos de ce qu'on appelait alors suicide assisté, le tribunal disait craindre que la pratique n'ouvre la porte aux abus. Svend Robinson, ex-député, raconte à Jacques Beauchamp que c'est autant par amitié que par conviction politique qu'il a combattu aux côtés de Sue Rodriguez.

Sue Rodriguez assise dans la cour ensoleillée de sa résidence de Saanich, en Colombie-Britannique, en 1993.

Sur Rodriguez

La Presse canadienne / CHUCK STOODY

En novembre 1992, la mère de famille de Colombie-Britannique s’adresse aux membres du sous-comité parlementaire fédéral de la justice, en leur disant : « Je ne serai bientôt plus capable de marcher, non plus que respirer sans l’assistance d’un respirateur. À qui appartient donc mon corps? »

Atteinte de sclérose latérale amyotrophique, elle demande de légaliser le suicide assisté pour les personnes condamnées à mort, mais incapable de mettre fin à leurs jours.

Question complexe

Le député ontarien Don Boudria est de ceux qui dénoncent la comparution par vidéo de Mme Rodriguez, invoquant qu’il s’agit d’une histoire dramatique qui ne représente pas toutes les facettes d’une question complexe.

« Soyons très clairs : dans cette question de droit à mourir dans la dignité, les députés [et] les politiciens étaient loin, loin derrière le point de vue de la population. »

—  Svend Robinson

Le 30 septembre 1993, l’appel de Mme Rodriguez est officiellement rejeté par la Cour suprême. Svend Robinson se trouve avec elle lorsqu’elle reçoit le coup de téléphone de son avocat, Chris Considine. Elle pleure quelque peu, puis dit : « Svend, c’est vrai qu’on a perdu en Cour suprême, mais c’est moi qui ai le dernier mot. »

Sue Rodriguez meurt le 12 février 1994 à Victoria grâce à l’assistance d’un médecin dont l’identité demeure secrète.

Au cours de cette émission, Svend Robinson explique comment la Charte canadienne des droits et libertés a permis la reconnaissance légale de l’aide médicale à mourir, en 2015.