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Aujourd'hui l'histoire, ICI Première.
Aujourd'hui l'histoire, ICI Première.
Marie Gérin-Lajoie, pionnière de l’action sociale au Québec

L'héritage de Marie Gérin-Lajoie raconté par Catherine Foisy

Marie Gérin-Lajoie, pionnière de l’action sociale au Québec

Publié le 16 février 2021
Marie Gérin-Lajoie en page couverture du livre Marie Gérin-Lajoie : De mère en fille, la cause des femmes, d'Hélène Pelletier-Baillargeon.
Marie Gérin-Lajoie (1890-1971)PHOTO : Éditions du Boréal

En fondant, dans les années 1920, l'Institut Notre-Dame-du-Bon-Conseil, puis d'importantes écoles d'action sociale, elle a contribué au développement et à la professionnalisation du travail social au Québec. Pour elle, l'amélioration des conditions de vie des familles défavorisées passait par l'action communautaire et la formation. Catherine Foisy, professeure en science des religions, raconte à Jacques Beauchamp comment Marie Gérin-Lajoie a su conjuguer féminisme et vie religieuse.

Marie Gérin-Lajoie naît le 9 juin 1890 à Montréal. Elle est la fille de l’avocat Henri Gérin-Lajoie – fils du poète Antoine Gérin-Lajoie et petit-fils du journaliste Étienne Parent – ainsi que de Marie Gérin-Lajoie (née Lacoste), militante féministe et cofondatrice de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste.

Contrairement à sa mère, Marie Gérin-Lajoie accède aux études supérieures. Elle devient la première bachelière ès arts d’origine canadienne-française. Elle arrive première, devant ses collègues de classe masculins, mais l’information est gardée secrète, puisque les femmes n’ont pas droit à la bourse qui accompagne cette distinction.

Lors d’un voyage en Europe, Marie Gérin-Lajoie découvre les initiatives en matière d’éducation dans les milieux ouvriers. À son retour au pays, en 1913, elle devient directrice de la revue mensuelle de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, puis poursuit sa formation.

« Elle a réellement en tête une congrégation de religieuses qui ne vivent pas cloîtrées à l’extérieur du monde, mais qui sont de plain-pied engagées et compromises dans le monde et avec le monde. […] Ça va lui poser certains problèmes. »

—  Catherine Foisy

Une congrégation pour l’action

Au début des années 1920, elle fonde l’Institut Notre-Dame-du-Bon-Conseil, une communauté religieuse vouée à l’action sociale et catholique au profit des femmes, des familles et des enfants de milieux ouvriers.

En 1931, elle fonde une école d’action sociale, suivie d’instituts familiaux. Ces établissements sont destinés aux intervenantes laïques auprès des populations touchées par l’industrialisation. En 1939, elle contribue à la fondation de l’École de service social, qui sera, dès l’année suivante, intégrée à l’Université de Montréal.

Au cours de cette émission, Catherine Foisy décrit l’influence de la spiritualité ignacienne sur la pensée de Marie Gérin-Lajoie.