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La vie de Simon Bolivar racontée par Mylène Desautels

Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Simon Bolivar, héros de l’indépendance en Amérique latine

La vie de Simon Bolivar racontée par Mylène Desautels

Simon Bolivar, héros de l’indépendance en Amérique latine

Gravure d'un portrait du révolutionnaire Simon Bolivar.
Simon Bolivar (1783-1830)PHOTO : Getty Images / Hulton Archive
Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Aujourd'hui l'histoirePublié le 11 février 2021

Il a chassé les royalistes espagnols de ce qui deviendrait la Bolivie, le Venezuela, le Pérou et la Colombie, l'Équateur et le Panama pour fonder la Grande Colombie, une supernation affranchie de l'Europe coloniale. Héros militaire et visionnaire politique, Simon Bolivar n'a cependant pas su faire durer son rêve d'une Amérique latine unie. Mylène Desautels, professeure d'histoire, révèle à Jacques Beauchamp les contradictions d'un idéaliste républicain aux tendances autoritaires.

Simon Bolivar naît en 1783 à Caracas dans l’une des plus riches familles de planteur de Nouvelle-Grenade. Ses tuteurs l’initient à la philosophe des Lumières et au libéralisme. Marié à 18 ans, il perd sa femme de la fièvre jaune quelques mois plus tard, ce qui déclenche son engagement politique.

En 1810, il rejoint le mouvement indépendantiste vénézuélien, qui parvient à évincer les Espagnols à quelques reprises, mais pas à éviter les reconquêtes subséquentes.

Contraint à l’exil, Simon Bolivar précise sa vision politique en publiant le livre Lettres de Jamaïque.

« Il avance cette idée que si on veut se libérer des Espagnols, il faut absolument s’unir et, surtout, en faire une campagne agressive. Il appelle ça "la campagne admirable". »

— Une citation de  Mylène Desautels
Portrait du révolutionnaire Simon Bolivar sur un billet de monnaie vénézuélienne.

Simon Bolivar a donné son nom à la monnaie vénézuélienne, le bolivar.

iStock

Alliances improbables

Inspiré par les récentes révolutions aux États-Unis et en Europe, Simon Bolivar souhaite le soutien financier et militaire des États-Unis ou de la Grande-Bretagne pour mener la sienne, mais ne l’obtient pas. La jeune République d’Haïti, toutefois, consent à une aide en échange d’un engagement pour l’abolition de l’esclavage.

Avec, également, le soutien de mercenaires autochtones et de soldats de la Légion étrangère, Simon Bolivar parvient à reprendre les colonies et fonde, en 1821, la Grande Colombie.

Devenu président à vie, il fait face à l’opposition et échappe à une tentative d’assassinat. Il démissionne dans l’espoir de sauver la république, mais l’union est tout de même dissoute en 1831.

Au cours de cette émission, Mylène Desautels raconte également comment, aujourd’hui, tant la droite conservatrice que la gauche révolutionnaire se réclament de Simon Bolivar.