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L'héritage de Jules Sioui raconté par Jocelyn Sioui

Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Jules Sioui et l’autodétermination des Premières Nations

L'héritage de Jules Sioui raconté par Jocelyn Sioui

Jules Sioui et l’autodétermination des Premières Nations

Le militant autochtone Jules Sioui portant une coiffe traditionnelle.
Jules Sioui (1906-1990)PHOTO : Avec la permission de Jocelyn Sioui
Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Aujourd'hui l'histoirePublié le 9 février 2021

Sa grève de la faim de 72 jours en 1950 et ses efforts pour allier les nations autochtones aux quatre coins du pays ont contribué à changer la dynamique entre le gouvernement canadien et les peuples premiers. Ses efforts ont aussi mené à la création de l'Assemblée des Premières Nations. Jocelyn Sioui, comédien, auteur et petit-neveu de Jules Sioui, raconte à Jacques Beauchamp comment ce précurseur est devenu l'un des militants autochtones les plus importants du 20e siècle.

Page couverture du livre Mononk Jules, de Jocelyn Sioui.

Page couverture du livre Mononk Jules, de Jocelyn Sioui

Éditions Hannenorak

Jules Sioui naît en 1906 à Val-Bélair, alors Val-Saint-Michel, une municipalité située sur les lieux de l’ancienne réserve des Quarante Arpents.

Le plébiscite canadien de 1942 signale le début de son engagement politique. En vertu de la Loi sur les Indiens, les membres des Premières Nations n’étaient pas tenus de se battre pour la couronne britannique. Le plébiscite, toutefois, change cela et oblige désormais les Autochtones à la conscription. Pour Jules Sioui, c’est une atteinte à leur droit à l’autodétermination.

L’union fait la force

Jules Sioui multiplie les lettres et les réunions avec les autres militants autochtones du pays. Il publie le pamphlet La guerre, la paix au Canada : l’envahisseur a fait mourir le patriote Louis Riel et participe à l’organisation de ce qui deviendra l’Assemblée des Premières Nations.

« Selon la Loi sur les Indiens, les Autochtones sont considérés comme moins que des enfants. Comme des enfants, ils n’ont pas le droit de vote. Donc, mon oncle Jules se lève et commence à contester. »

—  Jocelyn Sioui

Le gouvernement canadien accepte de rencontrer cette délégation, mais à condition d’en exclure Jules Sioui, et que seul un ministre ait droit de parole.

Le 5 juin 1944, Jules Sioui fonde le Gouvernement de la nation indienne d’Amérique du Nord. Il souhaite que les Premières Nations aient un territoire distinct ainsi qu’une représentation à l’Organisation des Nations unies (ONU).

Arrêté pour sédition, il entreprend une grève de la faim au terme d’un appel en Cour suprême qui le condamne à deux ans de prison, et continue même après le retrait des accusations contre lui.

En 1951, la Loi sur les Indiens est allégée.

Au cours de cette émission, Jocelyn Sioui raconte également comment des affaires d’agressions sexuelles ont fait tomber Jules Sioui dans l’oubli.