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La vie de Jeanne Mance racontée par Françoise Deroy-Pineau

Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
La vie de Jeanne Mance racontée par Françoise Deroy-Pineau

La vie de Jeanne Mance racontée par Françoise Deroy-Pineau

Jeanne Mance et son apport sous-estimé à la fondation de Montréal

Gravure représentant Jeanne Mance
Gravure représentant Jeanne MancePHOTO : Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Aujourd'hui l'histoirePublié le 5 mai 2017

Ce n'est qu'en 2012 que Jeanne Mance a été reconnue officiellement cofondatrice de Montréal, aux côtés de Maisonneuve. Originaire de la commune de Langres, en France, elle a créé l'Hôtel-Dieu en 1642 et a assuré l'administration de la municipalité naissante. Françoise Deroy-Pineau, auteure du livre Jeanne Mance : de Langres à Montréal, la passion de soigner, parle de l'importance historique de cette femme déterminée et combative.

Une jeunesse malheureuse
Jeanne Mance passe sa jeunesse sur une place forte assaillie par les ennemis de la France. Elle connaît très jeune le siège de la ville, le manque d’eau et les épidémies, et se voit obligée d’apporter des soins aux blessées. Lorsque sa mère meurt, elle prend soin de ses frères et sœurs. Elle doit aussi remplacer son père malade en s’occupant de son étude juridique.

Prendre soin des autres
Jeanne Mance part en Nouvelle-France à 34 ans avec l’objectif d’aider les colons. Son talent de soignante lui permet d’obtenir de l’argent pour fonder un hôpital. Une donatrice qui souhaite garder l’anonymat, Mme de Bullion, lui accorde une bonne partie du soutien financier nécessaire à la réalisation de son objectif.

« Jeanne Mance a été une féministe avant l’heure, qui s’est occupée non seulement des malades, mais des finances et de l’économie de Montréal. »

— Une citation de  Françoise Deroy-Pineau, sociologue

Assurer l’intendance des premiers temps de Montréal
La jeune femme arrive à Québec avec Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve en 1641, un an avant la fondation de Montréal. Alors que Maisonneuve est un habile tacticien et un excellent guerrier, elle se montre douée pour l’administration et la gestion. Elle organise les horaires de travail des colons, attribue des tâches et organise les livres.

Avec une autorité naturelle, Jeanne Mance impose ses idées avec douceur et gentillesse. Elle est à la fois soignante et intendante. Et lorsque la ville naissante connaît des ennuis financiers, elle n’hésite pas à aller en France pour obtenir de l’argent de la Société Notre-Dame de Montréal, un groupe d’associés à l’origine de la fondation de Montréal.

Référence
Jeanne Mance : de Langres à Montréal, la passion de soigner (Nouvelle fenêtre), de Françoise Deroy-Pineau, Éditions Fides, 2016