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La conférence de Munich racontée par Carl Bouchard

Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
La conférence de Munich racontée par Carl Bouchard

La conférence de Munich racontée par Carl Bouchard

La conférence de Munich : se fermer les yeux devant la menace d’Hitler

Les chefs d'État Neville Chamberlain, Édouard Daladier, Adolf Hitler et Benito Mussolini accompagné de Galeazzo Ciano, le ministre italien des Affaires étrangères, lors de la conférence de Munich, en 1938
Les chefs d'État Neville Chamberlain, Édouard Daladier, Adolf Hitler et Benito Mussolini accompagné de Galeazzo Ciano, le ministre italien des Affaires étrangères, lors de la conférence de Munich, en 1938PHOTO : Getty Images / AFP
Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Aujourd'hui l'histoirePublié le 4 mai 2017

En septembre 1938, les dirigeants allemand, français, britannique et italien se sont entendus sur l'annexion de la région tchèque des Sudètes à l'Allemagne. L'historien Carl Bouchard décrit leur rencontre à la conférence de Munich, un événement majeur de l'entre-deux-guerres. Pour maintenir la paix, la France et la Grande-Bretagne ont alors nié la menace représentée par Adolf Hitler.

Le laxisme des puissances européennes face à la montée de l’Allemagne nazie
À partir de 1934, Hitler multiplie les actions qui remettent en cause le traité de Versailles, entériné à l’issue de la Première Guerre mondiale. Les pays signataires ne réagissent pas au réarmement de l’Allemagne et à la remilitarisation de la région frontalière de la Rhénanie. Dans les années 1930, la Grande-Bretagne considère même qu’il serait peut-être temps de revenir sur le traité de Versailles, au nom de la réconciliation avec l’Allemagne.

En mars 1938, l’annexion de l’Autriche à l’Allemagne vient renforcer le désir d’Hitler de regrouper en un État allemand l’ensemble des populations de tradition germanique. Pour obtenir la région des Sudètes, une région où se trouve une minorité germanophone, il menace d’envahir la Tchécoslovaquie.

Éviter la guerre à tout prix
Le premier ministre britannique, Neville Chamberlain, rencontre deux fois Hitler avant la conférence de Munich pour tenter de lui faire entendre raison. Pendant ce temps, la Tchécoslovaquie mobilise son armée, et un jeu d’alliances se forme peu à peu.

À la conférence de Munich, les quatre chefs d’État réunis décident du sort de la Tchécoslovaquie. Il y a une entente dans la nuit du 29 au 30 septembre. On officialise l’annexion de la région des Sudètes à l’Allemagne. Pour les Français et les Britanniques, il s’agit d’une victoire, parce qu’ils ont obtenu la paix. Le mois suivant, le président du conseil des ministres français, Édouard Daladier, déclare ainsi : « La guerre n’est plus une solution. La guerre ne sera jamais plus une solution. »

« La conférence de Munich est devenue le symbole de l’aplatissement des démocraties face aux dictatures. »

—  Carl Bouchard, historien

Conséquence de la Première Guerre mondiale, la conférence de Munich est un peu la prémisse de la Seconde Guerre mondiale. Même s’il avait affirmé que les Sudètes formaient la dernière région convoitée, Hitler envahit la Tchécoslovaquie au printemps 1939, puis la Pologne, en septembre de la même année.

Référence
Summits: Six Meetings That Shaped the Twentieth Century (Nouvelle fenêtre), de David Reynolds, Basics Books, 2007