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Aujourd'hui l'histoire, ICI Première.
Aujourd'hui l'histoire, ICI Première.
Robert Gravel : une vie à réinventer le théâtre en s’amusant

La vie et l'oeuvre de Robert Gravel racontées par Jacques L'Heureux

Robert Gravel : une vie à réinventer le théâtre en s’amusant

Publié le 13 novembre 2020
Robert Gravel vêtu d'un chapeau de cowboy sur le plateau de L'héritage, en 1988.
Robert Gravel (1944-1996)PHOTO : Radio-Canada / André Le Coz

« On voyait un gars libre. Il faisait ce qu'il voulait [...] et il transmettait ce besoin de liberté. » Aux commandes du Nouveau Théâtre expérimental (NTE) et de la Ligue nationale d'improvisation (LNI), l'acteur et dramaturge a été un mentor soucieux de repousser les frontières du théâtre. À l'écran, il a incarné des personnages marquants, comme celui de Miville Galarneau dans L'héritage. Jacques L'Heureux, comédien et ami de Robert Gravel, raconte à Jacques Beauchamp comment ce colosse mort prématurément à 51 ans en 1996 mêlait la rigueur et la détente.

Nathalie Gascon, Robert Gravel, Sylvie Léonard et Yves Desgagnés.

Nathalie Gascon, Robert Gravel, Sylvie Léonard et Yves Desgagnés dans L'héritage, en 1989.

Radio-Canada

Robert Gravel rencontre le metteur en scène Jean-Pierre Ronfard au sein des Jeunes comédiens du TNM, une troupe de théâtre qui présente des pièces de répertoire à travers le Canada.

En parallèle, ses membres conçoivent aussi des créations collectives. C’est ce qui mène à la création du Théâtre expérimental de Montréal et permet au duo Gravel-Ronfard de monter de six à sept spectacles par année. La troupe devient plus tard le Nouveau Théâtre expérimental.

La scène comme laboratoire

Robert Gravel privilégie, lorsqu’il dirige des acteurs dans des pièces comme Vie et mort du roi boiteux, Durocher le milliardaire ou Thérèse, Tom et Simon, des formats inédits, des costumes et décors atypiques, de même qu’un style de jeu non déclamatoire, naturaliste.

Il propose, par exemple, de monter un spectacle à partir de répliques tirées au hasard, ou demande aux comédiens de tourner le dos au public. Ses instructions sont succinctes. Préférant faire confiance à ses collaborateurs, il privilégie les projets autogérés et les décisions démocratiques.

« Les acteurs angoissés, il leur disait : "Non, il ne faut pas être angoissé. On n’est pas dans une mine de charbon en train de pelleter; on fait des sketches." »

—  Jacques L'Heureux
Jean Besré, Nathalie Tremblay, Francine Ruel et Robert Gravel lors d'une partie de la LNI en 1991.

Partie de la LNI en 1991 : Jean Besré, Nathalie Tremblay, Francine Ruel et Robert Gravel

Radio-Canada / Robert Baron

En 1977, Robert Gravel fonde la Ligue nationale d’improvisation. Le principe de jouer sur une patinoire et sous les ordres d’un arbitre est d’abord perçu comme antithéâtral par certains comédiens, mais le charisme et le talent de Gravel pour la chose rallient ses collègues comme le public.

Au cours de cette émission, Jacques L’Heureux parle également de la perception qu’avait Robert Gravel du travail d'acteur à la télévision et au cinéma.