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Aujourd'hui l'histoire, ICI Première.
Aujourd'hui l'histoire, ICI Première.
Garibaldi, le père révolutionnaire de l’unité italienne

L'histoire de Garibaldi racontée par Evelyne Ferron

Garibaldi, le père révolutionnaire de l’unité italienne

Publié le 28 octobre 2020
Le révolutionnaire italien Giuseppe Garibaldi.
Giuseppe Garibaldi (1807-1882)PHOTO : Getty Images / Hulton Archive

Il lui a fallu trois tentatives et deux exils, mais il y est finalement parvenu en 1860 : il a renversé l'un des nombreux royaumes qui fragmentaient l'Italie afin de cimenter le pays une fois pour toutes. Entre-temps, il a aussi prêté main-forte aux mouvements indépendantistes d'Amérique du Sud, gagnant le surnom de « héros des deux mondes ». L'historienne Evelyne Ferron raconte à Jacques Beauchamp comment le dévouement de Garibaldi à la cause nationale a inspiré aussi bien Mussolini que Che Guevara.

Gravure représentant Garibaldi, sur son cheval, en train de combattre à Rome.

Garibaldi s'emparant des canons français à Rome

Getty Images / Hulton Archive

En 1833, l’Italie est toujours morcelée en royaumes. Certains sont sous domination française; d’autres, sous contrôle autrichien.

Né à Nice en 1807, Giuseppe Garibaldi travaille alors dans la marine marchande. Adepte du mouvement Risorgimento, qui s’appuie sur la gloire de la Rome antique pour prôner l’unification du pays et l’affranchissement des puissances étrangères, il fait la connaissance du philosophe Giuseppe Mazzini, qui l’initie aux idéaux républicains et à la pensée des Lumières.

L’année suivante, il participe à une tentative d’insurrection à Gênes. L’opération échoue et Garibaldi est contraint à l’exil.

« C’est difficile d’avoir une fierté nationale quand vous êtes dominés par les Autrichiens d’un côté [et] par les Français de l’autre. Et vous portez un peu en vous les cicatrices des guerres napoléoniennes. […] C’est très difficile pour les Italiens d’être capable d’imaginer qu’ils pourraient à nouveau être unis. »

—  Evelyne Ferron

Voir rouge

Garibaldi passe 15 ans en Amérique du Sud; d’abord au Brésil, puis en Uruguay. Il devient franc-maçon, apprend à diriger des guérillas, rencontre son épouse Anita et adopte l’uniforme de la chemise rouge qui caractérise ses partisans.

À son retour en Italie, en 1848, il est connu et entouré d’adeptes. Il proclame une République romaine, mais subit derechef une défaite militaire qui l’oblige à l’exil, cette fois dans les montagnes des Apennins.

En 1860, il a 1000 hommes à sa suite. Sentant le contexte plus propice à ses aspirations, il marche sur Palerme, puis prend graduellement le royaume des Deux-Siciles. Garibaldi se proclame dictateur au nom du roi Victor Emmanuel II.

La péninsule italienne s’unifie entièrement dans la décennie qui suit.

Dans cette émission, Evelyne Ferron raconte pourquoi Garibaldi a refusé la demande du président américain Abraham Lincoln de se battre à sa solde durant la guerre de Sécession.