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Aujourd'hui l'histoire, ICI Première.
Aujourd'hui l'histoire, ICI Première.
La Coupe du monde de soccer 2010, un moment de fierté sud-africaine

La Coupe du monde de football en Afrique du Sud, avec Robert Frosi

La Coupe du monde de soccer 2010, un moment de fierté sud-africaine

Publié le 16 octobre 2020
Des personnes vêtus aux couleurs de l'équipe d'Afrique du Sud dans des gradins lors de la cérémonie d'ouverture de la Coupe du monde de soccer 2010
Les fans sud-africains ont manifesté leur soutien à Nelson Mandela lors de la cérémonie d’ouverture de la Coupe du monde de football 2010, le 11 juin 2010 à Johannesburg, en Afrique du Sud. PHOTO : Getty Images / Phil Cole

Du 11 juin au 11 juillet 2010, l'Afrique du Sud a prouvé qu'un pays du continent noir pouvait accueillir une compétition sportive internationale, et qu'une nation autrefois déchirée par l'apartheid pouvait se rassembler dans une atmosphère de fête. Robert Frosi, journaliste sportif, raconte à Jacques Beauchamp que l'événement a été la continuité du rêve de Nelson Mandela d'utiliser le sport comme outil de réunification.

En 1995, Nelson Mandela, alors président d’Afrique du Sud, souhaite favoriser l’unité nationale en accueillant la Coupe du monde de rugby à XV, un sport largement associé aux Blancs et représenté comme tel au sein même de l’équipe d’Afrique du Sud. Contre toute attente, c’est l’équipe nationale qui remporte la finale.

En 2004, la Fédération internationale du football association (FIFA) confie à l’Afrique du Sud l’organisation de la Coupe du monde 2010. L’Afrique représente un marché attrayant pour le football professionnel, et Mandela appuie cette candidature même s’il n’est plus président. De plus, l’Afrique du Sud avait perdu la Coupe du monde 2006 par une seule voix.

La décision est critiquée, notamment par l’Allemagne, qui prédit que l’Afrique du Sud ne sera pas prête à temps.

Des partisans colorés se réjouissent dans les gradins.

Des spectateurs dans les gradins à la Coupe du monde d'Afrique du Sud, en 2010

Getty Images / Michael Steele

Sous les yeux du monde

Le tournoi arrivé, toutefois, les parties se déroulent rondement et les stades sont pleins, pas seulement d’étrangers, mais de Sud-Africains. Dans les rues, l’atmosphère est à la fête. Lors de la partie d’ouverture, l’équipe nationale affronte le Mexique.

« On avait l’impression que l’Afrique du Sud était en train de revivre un miracle, comme celui de 1995 […]. On se dit : ils jouent quand même contre le Mexique; ce n’est pas une petite équipe! »

—  Robert Frosi
Il étend les bras en crie pour célébrer un but.

Andres Iniesta a rendu hommage à son ami Dani Jarque après avoir marqué le but gagnant de la finale du Mondial de 2010.

Getty Images / AFP/GABRIEL BOUYS

L’équipe d’Afrique du Sud est cependant éliminée dès le premier tour. Sur le plan sportif, le tournoi n’est pas mémorable : les joueurs de l’équipe de France rejettent leur entraîneur, et le match de finale, remporté par l’Espagne, est marqué par les tensions en plus de ne donner lieu qu’à un seul but.

Dans cette émission, Robert Frosi parle d’une enquête qui a révélé que l’Afrique du Sud avait versé de l’argent pour favoriser sa candidature, et explique pourquoi la validité du but gagnant d’Andrés Iniesta en finale est encore contestée aujourd’hui.