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La vie et l'oeuvre de Anaïs Nin racontées par Claudia Hébert

Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Anaïs Nin, l’écrivaine de l’intimité

La vie et l'oeuvre de Anaïs Nin racontées par Claudia Hébert

Anaïs Nin, l’écrivaine de l’intimité

De profil, Anaïs Ninoffre un large sourire.
Anaïs Nin en 1974PHOTO : gamma-rapho via getty images / Louis MONIER
Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Aujourd'hui l'histoirePublié le 15 octobre 2020

À la fois muse et mentor pour Henry Miller et de nombreux autres, elle a brouillé les frontières entre la réalité et la fiction en publiant des journaux intimes qui racontaient en détail sa rocambolesque vie privée de même que des romans largement inspirés de son existence. Claudia Hébert, chroniqueuse culturelle, raconte à Jacques Beauchamp comment Anaïs Nin a fait de sa vie une œuvre littéraire en elle-même.

Anaïs Nin.

Anaïs Nin en entrevue au Sel de la semaine en 1970

Radio-Canada / Francis J. Menten

Anaïs Nin naît en France d’une mère franco-danoise et d’un père cubano-catalan. Alors qu’elle a 11 ans, son père quitte la famille pour une jeune fille de 16 ans. Cette absence la marque et la pousse à écrire pour lui des lettres qu’elle n’envoie pas, mais qui forment son premier journal intime.

La mère d’Anaïs déménage la famille à New York. La jeune fille se met dès lors à écrire en anglais.

Elle retourne vivre à Paris en 1924 avec son premier mari, puis publie un premier livre sur l’auteur D. H. Lawrence. C’est alors qu’elle fait la connaissance de l’écrivain Henry Miller. Leur amitié épistolaire devient une histoire d’amour. Elle le soutient financièrement, et Henry l’aide et l’encourage sur le plan créatif.

La grande exploratrice

Henry Miller introduit également Anaïs Nin à la bohème parisienne de même qu’à un mode de vie plus volage. L’écrivaine connaît de multiples aventures, dont avec l’homme de théâtre Antonin Artaud et l’astrologue Conrad Moricand. Elle et Henry Miller forment un temps un triangle amoureux avec la femme de Miller, June.

« Sa grande œuvre, ça va être sa vie elle-même – comment elle l’a vécue, comment elle l’a racontée; cette vitrine-là, incroyable, sur la vie intérieure d’une femme qui était a priori en pleine émancipation. »

—  Claudia Hébert

Adepte de la psychanalyse, elle vient à la pratiquer elle-même. Elle s’affranchit un temps de son mari pour aller vivre dans une péniche sur la Seine, où elle reçoit un amant péruvien qui l’initie à la politique et qui l’aide à publier ses romans. Puis, elle prend un second mari aux États-Unis, et ce, sans n’avoir jamais quitté son premier.

Le premier tome de ses carnets est publié en 1966. À sa mort, en 1977, ses journaux sont réédités en version non censurée. On y apprend notamment qu’Anaïs Nin a retrouvé son père dans les années 1930 et qu’elle a eu des relations sexuelles avec lui.

Dans cette émission, Claudia Hébert explique comment Anaïs Nin s’est inspirée de son entourage pour écrire ses romans et pourquoi elle a écrit, contre son gré, le roman érotique Vénus erotica.