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Aujourd'hui l'histoire, ICI Première.
Aujourd'hui l'histoire, ICI Première.
Le très lent apprivoisement du pavillon d’art du Canada à Venise

Le pavillon du Canada à Venise, avec Josée Drouin-Brisebois

Le très lent apprivoisement du pavillon d’art du Canada à Venise

Publié le 20 août 2020
Façade du pavillon du Canada à Venise.
Le pavillon du Canada à VenisePHOTO : beaux-arts.ca

Petit, tout en fenêtres et en corridors sinueux, traversé d'arbres, il ressemble à un aquarium selon certains, à un navire pour d'autres. Inauguré en 1958 pour assurer une présence permanente du Canada à la Biennale de Venise, il est honni de nombreux artistes tant son espace est difficile à occuper. Josée Drouin-Brisebois, conservatrice au Musée des beaux-arts du Canada, raconte à Jacques Beauchamp comment l'édifice et les expositions qui y sont présentées ont été repensés afin de tirer le meilleur parti de ce spécimen unique d'architecture moderne.

Le pavillon est le fruit de la commission Massey (1949-1951), chargée de faire rayonner l’identité canadienne par la création artistique, ainsi que du vœu de l’Italie de remercier le Canada d’avoir participé à la restauration du pays après la Deuxième Guerre mondiale. Il est conçu par Enrico Peressutti, de la firme BBPR, et se veut résolument moderne et modeste.

Revu et amélioré

Sur mesure pour les œuvres d’art de l’époque, généralement petites, il s’avère inadéquat pour les installations imposantes et le multimédia. En 1968, sa configuration intérieure est révisée et on prend le pari d’y présenter des expositions d’artistes en duo ou en solo plutôt qu’en groupe. Puis, une version restaurée est inaugurée en 2018.

Jean-Paul Riopelle, Alex Colville, Guido Molinari, David Altmejd, Ulysse Comtois et Michael Snow comptent parmi les artistes y ayant exposé leur travail.

Intérieur du pavillon du Canada à Venise.

Le pavillon vu de l'intérieur

beaux-arts.ca

« Il y a comme une tension qui existe entre les pratiques artistiques et puis le pavillon comme tel. Mais certains artistes ont vraiment réussi à y faire des choses extraordinaires, parce c’est une contrainte, et pour moi, c’est toujours intéressant de voir comment l’artiste peut penser autrement. Geneviève Cadieux est un excellent exemple : elle a utilisé le bâtiment comme un cadre. »

—  Josée Drouin-Brisebois

Dans cette émission, Josée Drouin-Brisebois présente les acteurs-clés dans la construction et l’administration de ce bâtiment inhabituel, et traite des expositions marquantes qui y ont été présentées.