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L'histoire du Parthénon racontée par Evelyne Ferron

Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
L'histoire du Parthénon racontée par Evelyne Ferron

L'histoire du Parthénon racontée par Evelyne Ferron

L'histoire tumultueuse du Parthénon, toujours debout malgré ses 2465 ans

Photo de nuit du Parthénon illuminé, avec de la foudre en arrière-plan.
Le Parthénon sur le plateau de l'acropole, un soir d'orage.PHOTO : Getty Images / AFP / Aris Messinis
Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Aujourd'hui l'histoirePublié le 22 août 2019

Symbole de la démocratie, mais aussi éloquente démonstration de la puissance de la civilisation grecque, le Parthénon est aujourd'hui fragilisé après avoir subi de nombreuses agressions. Toutefois, cet édifice construit en 15 ans tient encore debout malgré l'assaut de millions de visiteurs. La professeure Evelyne Ferron propose sa visite guidée du célèbre monument grec.

La construction du Parthénon a débuté vers les années 445 avant Jésus-Christ, sous la férule du stratège Périclès. Une somme d'argent colossale a été nécessaire à l’érection de ce temple, qui comprenait des centaines de sculptures richement détaillées, créations de l’artiste Phidias.

Hommage à Athéna

Bâti sur l’Acropole, la colline qui surplombe Athènes, l’imposant temple fait près de 70 mètres de longueur et 31 mètres de largeur. Il était composé de 46 colonnes de marbre.

Le Parthénon contenait en son cœur une statue de la déesse Athéna de 12 mètres de haut et faite d’or, de bois et d’ivoire. Elle n’y est plus visible aujourd’hui.

Evelyne Ferron, chargée de cours à l’Université de Sherbrooke, explique que le style classique de l’édifice a été appliqué à nombre de bâtiments institutionnels dans le monde.

Dessin montrant l'immense statue trônant au centre de l'édifice grec.

Représentation de 1896 de la statue d'Athéna à l'intérieur du Parthénon

Closs et Thiersch / Bibliothèque publique de New York

Cible de choix des envahisseurs

De nos jours, l’immeuble surprend par sa blancheur, mais avant que l’effet des siècles qui passent n’attaque sa surface, le Parthénon était décoré de bleu, de rouge et de jaune.

Malheureusement, la pollution et les vibrations diverses n’ont pas été les seules à troubler la quiétude du vénérable temple.

Au 5e siècle, l’empereur Théodose a été porté au pouvoir. Chrétien, il a interdit les rites païens en Grèce, transformant le Parthénon en église. L’Empire ottoman, qui est passé par là quelques siècles plus tard, l’a ensuite modifié en mosquée.

Malgré tout, le Parthénon a conservé, jusqu’au 17e siècle, une bonne partie de son apparence d’origine. Toutefois, en 1687, un très dur coup lui a été porté. Les Vénitiens ont lancé une attaque sur l’édifice, qui servait de réserve d’explosifs. Les dégâts ont été considérables : trois murs se sont effondrés et plusieurs sculptures de Phidias ont été réduites en poussière.

En 1812, l’ambassadeur anglais Thomas Bruce dit Lord Elgin s’est rendu au Parthénon pour étudier l’ensemble architectural. Les Turcs, qui contrôlaient encore la région, ont accepté de lui prêter des fragments du temple. Ne se faisant pas prier, l’Anglais a quitté Athènes avec deux bateaux remplis de pièces de marbre du Parthénon.

Le British Museum est depuis le propriétaire de ces nombreux artéfacts. L’État grec veut rapatrier les pièces, mais le musée refuse toujours de le faire à ce jour.

Image montrant des scènes de cavalerie en blanc.

Deux sections de la frise qui coiffait à l'origine le Parthénon d'Athènes. Ces deux pièces de marbre se trouvent au British Museum de Londres.

Getty Images / AFP / Leon Neal