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Les Jeunesses musicales du Canada, avec Françoise Davoine

Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Les Jeunesses musicales du Canada, avec Françoise Davoine

Les Jeunesses musicales du Canada, avec Françoise Davoine

L’incroyable rôle des Jeunesses musicales Canada dans la promotion des artistes classiques

Une violoncelliste et un violoniste, accompagnés par un orchestre symphonique, sont en concert.
La violoncelliste Hélène Gagné et le violoniste Malcom Lowe, accompagnés par l'OSM, en concert en 1980, lors du 30e anniversaire des JMC.PHOTO : Radio-Canada / André Le Coz
Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Aujourd'hui l'histoirePublié le 17 avril 2019

Depuis leur création en 1949, les Jeunesses musicales Canada (JMC) ont été un formidable tremplin pour la carrière de nombreux artistes du milieu classique, dont Maureen Forrester, Joseph Rouleau, Marie-Nicole Lemieux et Louis Quilico. L'animatrice Françoise Davoine nous fait revivre l'aventure d'un des premiers organismes qui a diffusé des concerts dans les régions éloignées au pays.

En 1949, le violoniste Gilles Lefebvre revient au pays après un séjour de quelques années en Europe et donne une tournée de concerts, qu’il commence à Saint-Hyacinthe. Il s’aperçoit du manque de structure pour effectuer des tournées, mais il note le grand intérêt de mélomanes passionnés. Gilles Lefebvre a donc l’idée de créer une association pour la promotion de concerts dans quelques villes au Québec. L’Hélicon voit le jour.

Dès sa création, l’Hélicon s’associe aux Jeunesses musicales international, nées en Belgique pendant la guerre. René Nicoly fonde la succursale française du mouvement. Lorsque Gilles Lefebvre met sur pied les Jeunesses musicales Canada, il demande à René Nicoly la permission d’utiliser le nom.

« On veut créer un écosystème. On veut que tout soit intégré pour faire connaître les jeunes musiciens et pour développer le public. »

— Une citation de  Françoise Davoine

Le succès arrive rapidement. La première année, six villes accueillent des concerts. Au début des années 1970, c’est 110 villes, de Saint-Jean de Terre-Neuve à Vancouver.

En 1951 au mont Orford, un premier camp estival a lieu. Il réunit de grands maîtres avec des jeunes qui s’initient non seulement à la musique, mais à d’autres formes d’art.

En 1969, le professeur de musique japonais Shinichi Suzuki donne un atelier aux Jeunesses musicales Canada.

Radio-Canada / André Le Coz

Au congrès des Jeunesses musicales international en 1955, le Canada est vu comme le modèle à suivre.

« Les tournées vont bon train, les échanges internationaux aussi, les professeurs qui viennent à Orford sont prestigieux, la renommée du mouvement ne fait que croître. Radio-Canada est là et enregistre les cours de maître, plein de concerts, c’est fantastique. Mais ça ne suffit pas à Gilles Lefebvre. »

— Une citation de  Françoise Davoine

Le directeur général désire une salle de concert. Le congrès de 1955 impressionne tout le monde, dont les politiciens québécois, qui accordent une subvention pour sa construction. La salle voit le jour en 1960. Le festival Orford Musique s’y déroule en partie aujourd’hui.

En 1967, Gilles Lefebvre est nommé directeur artistique associé du Festival mondial d’Expo 67. Le pavillon des Jeunesses musicales Canada est fréquenté par les touristes et par les visiteurs de l’Exposition universelle de Montréal.

En 1969, un autre rêve devient réalité pour les JMC : la création de l’Orchestre mondial des Jeunesses musicales, qui vise à rassembler des musiciens de partout dans le monde sous la direction de très grands chefs.

Gilles Lefebvre quitte la direction des JMC en 1972. Partout au pays, elles ont défriché le terrain, mais dans certaines provinces, surtout dans l’Ouest canadien, d’autres institutions prennent le relais des JMC, qui recentrent alors leurs activités sur le Québec, l’Ontario et le Nouveau-Brunswick.

La Maison André-Bourbeau des Jeunesses musicales Canada à Montréal

Facebook/Jeunesses musicales Canada

Dans les années 1980 et 1990, la Fondation Jeunesses musicales Canada (FJMC) est créée, des prix pour encourager les jeunes musiciens sont institués, la Maison André-Bourbeau est inaugurée à Montréal et le Concours musical international de Montréal (CMIM) est fondé.

Les directeurs généraux qui s’y succéderont par la suite ne manquent pas d’idées ni d’énergie. Aujourd’hui, Danièle LeBlanc est La première directrice générale de l’organisme.

« Même si le répertoire classique reste au cœur du mouvement des JMC, c’est clair qu’il s’ouvre de plus en plus vers les traditions musicales du monde, vers le jazz. En fait, aujourd’hui encore, la toute petite équipe passionnée des JMC réussit à mettre en place chaque année plus de 1500 activités qui touchent plus de 80 000 spectateurs ou spectatrices participants dans les salles de concert et dans les écoles. »

— Une citation de  Françoise Davoine