•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Votre destination audio, maintenant aussi sur le web !

Début du contenu

Aujourd'hui l'histoire, ICI Première.
Aujourd'hui l'histoire, ICI Première.
Mary Riter Hamilton, une peintre sur les champs de bataille

La vie et l'oeuvre de Mary Riter Hamilton, avec Mélanie Morin-Pelletier

Mary Riter Hamilton, une peintre sur les champs de bataille

Publié le 14 avril 2021
Portion d'une peinture intitulée Tranchée de la somme (1919), montrant un paysage de fleurs rouges.
Tranchée de la somme (1919)PHOTO : Bibliothèque et Archives Canada / Mary Riter Hamilton

Immortaliser les lieux où, durant la Grande Guerre, des fils canadiens ont péri. Voilà la mission que s'est donnée cette artiste aussi importante que méconnue, et ce, malgré l'interdiction des autorités. Au péril de sa santé et de sa vie, elle a vécu dans les ruines du front pendant près de trois ans et peint plus de 300 toiles. Mélanie Morin-Pelletier, historienne, explique à Jacques Beauchamp que Mary Riter Hamilton a témoigné à sa façon des horreurs de la guerre.

La jeunesse de Mary Riter Hamilton est marquée par le drame. Mariée à 20 ans, elle donne naissance à un fils mort-né en 1892 et perd son mari l’année suivante.

« Une mission de vie »

Lorsque éclate la Première Guerre mondiale, Mary Riter Hamilton est une peintre établie, et elle souhaite aller au front comme peintre de guerre. Les femmes, toutefois, n’ont pas accès aux champs de bataille. En outre, un décideur important l’aurait prise en grippe.

En 1919, une commande pour une revue lui permet enfin de visiter les lieux convoités.

« Elle espère que ses œuvres vont servir aux familles des hommes qui sont morts. Elle espère aussi que […] ça va leur permettre de voir le lieu où leurs proches sont décédés, à des centaines de milliers de kilomètres de la maison. »

—  Mélanie Morin-Pelletier, historienne
Portion d'une peinture intitulée Au cœur des ruines à Arras (1919), montrant des  tombes fleuries au milieu de vestiges de murets de pierre.

Au cœur des ruines à Arras (1919)

Bibliothèque et Archives Canada / Mary Riter Hamilton

Peindre la souffrance, vivre la souffrance

Alors que les champs de bataille sont en cours de nettoyage, Mary Riter Hamilton vit dans des baraquements abandonnés, seule ou avec des réfugiés. Elle a faim, froid, et sa santé, physique et mentale, décline.

Bien qu’elle termine ses peintures en 1922, il lui faut trois autres années avant de trouver l’argent nécessaire pour rentrer au Canada.

Au cours de cette émission, Mélanie Morin-Pelletier raconte ce qui est advenu de Mary Riter Hamilton et de ses œuvres après son retour.