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Chronique Baie-des-Chaleurs avec Isabelle Larose

Au coeur du monde ICI Première.
Audio fil du jeudi 21 juin 2018

Chronique Baie-des-Chaleurs avec Isabelle Larose

Journée nationale des peuples autochtones : incursion dans le mawiomi de Gesgapegiag

Autochtones et non-Autochtones se sont rassemblés pour danser au son des tambours
Autochtones et non-Autochtones se sont rassemblés pour danser au son des tamboursPHOTO : Radio-Canada / Isabelle Larose
Au coeur du monde ICI Première.
Au coeur du mondePublié le 21 juin 2018

La communauté de Gesgapegiag s'est parée de ses plus belles couleurs pour célébrer la Journée nationale des peuples autochtones. Un grand mawiomi, qui signifie rassemblement en langue micmaque, était organisé dans le gymnase de l'école Wejgwapniag jeudi matin.

« C'est comme notre Saint-Jean-Baptiste à nous », illustre la directrice de l'école Wejgwapniag, Sheila Gedeon, qui rappelle qu'il s'agit d'un jour férié dans les réserves autochtones.

Alors que la plupart des institutions sont fermées, la tradition veut qu'à Gesgapegiag, l'école ouvre ses portes à tous les membres de la communauté pour des chants et des danses traditionnels.

Le 21 juin est une journée festive depuis des millénaires pour les Premières Nations qui ont toujours souligné le solstice d'été. C'est en 1996 que le gouvernement fédéral a mis en place la Journée nationale des peuples autochtones.

Les membres de la famille Jerome brillaient de mille feux lors des danses traditionnelles grâce à leur regalia, l'habit traditionnel des danseurs, qu'ils ont eux-même confectionné

Radio-Canada / Isabelle Larose

Une journée émotive

William Jerome, enseignant de culture micmaque, a prononcé avec beaucoup d'émotions le mot de bienvenue de la journée.

« Je suis devenu émotif en voyant danser mes petits-enfants. Aujourd’hui, c’est un jour vraiment spécial! », raconte-t-il.

« Quand j’étais jeune, je ne pouvais pas faire ça! Je n’étais pas autorisé à le faire, j’étais puni quand je dansais ou que je parlais en micmac. »

—  William Jerome

William Jerome a retenu ses larmes durant son discours d'ouverture, ému à la vue de tous les enfants pouvant exprimer librement leur culture micmaque

Radio-Canada / Isabelle Larose

Les non-Autochtones accueillis à bras ouverts

Plusieurs anglophones et francophones des communautés avoisinantes ont pris part à la fête.

L'enseignante Isabelle Naud de l'école du Bois-Vivant à New Richmond s'est déplacée à Gesgapegiag avec tous ses élèves pour participer au rassemblement.

« Je trouve que c’est intéressant que les élèves découvrent les traditions micmaques, affirme-t-elle. J’ai préparé mes élèves, ils ont appris à dire "Welalin", qui veut dire merci en micmac »

« Côté culturel, c’est magique! Ça brise les préjugés! »

—  Isabelle Naud, enseignante à l'école Le Bois-Vivant de New Richmond

Sa classe compte quelques élèves qui résident à Gesgapegiag, dont Tenika Boisvert-Martin. La jeune fille de 11 ans a même enseigné des pas de danse à ses camarades de classe francophones, en plus de leur présenter son regalia, l'habit traditionnel qu'elle enfile lors des pow-wow.

Tenika Boisvert-Martin était très contente de pouvoir partager sa culture avec ses camarades de classe francophones qui se sont déplacés à Gesgapegiag pour prendre part aux festivités

Radio-Canada / Isabelle Larose