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À échelle humaine, Ici première.

La réhabilitation à l'ère des réseaux sociaux, sous les angles de la sociologie, de l'économie et du marketing

Publié le 16 mai 2021
Une illustration présente un téléphone portable sur lequel un pouce tourné vers le bas se trouve sur l'écran.
La réhabilitation publique à l'ère des réseaux sociauxPHOTO : iStock / Jane Kelly

À la suite de la vague de dénonciations au Québec, l'été dernier, de nombreux chanteurs, humoristes et autres personnalités publiques ont pris temporairement une pause de la vie publique pour entamer leur réflexion et demander de l'aide.

Plusieurs d’entre eux ont tenté, depuis, de revenir à l'avant-scène. Ils ont dû faire face à un accueil plutôt tiède de la part des membres de leur propre industrie, mais aussi venant d’une certaine tranche du public.

Au micro d’Isabelle Ménard de l’émission À échelle humaine, la sociologue Diane Pacom, l’économiste John Anderson et le spécialiste en image de marque Philippe Garneau ont discuté de réhabilitation et de la notion de seconde chance.

Pour Diane Pacom, la société virtuelle y est pour beaucoup dans cette explosion de dénonciations, puisqu’elle permet un dédoublement de la société et libère la parole d’un plus grand nombre, ce qui augmente les risques de dérapage.

« Avant, dans les sociétés religieuses, il y avait une possibilité de pardon. Les gens qui avaient commis par exemple une erreur ou un crime à la limite, il y avait une possibilité de revenir en arrière et ça, ça n’existe plus. »

—  Diane Pacom

L’économiste John Anderson nous rappelle qu’il n’y a pas que les personnalités publiques qui ont été au cœur de différents scandales au cours des dernières années. Certaines compagnies ont dû, elles aussi, répondre à des frasques et la colère sur les réseaux sociaux. Ce sont alors des milliers de personnes qui ont été victimes.

« Souvent, il n’existe pas de gouvernement ni d’autres instances qui vont vérifier si la personne ou la compagnie a vraiment fait des excuses et vérifier si elle a corrigé ce qui avait été fait de mal. »

—  John Anderson

De son côté, Philippe Garneau souligne que, parfois, le silence est suffisant pour rétablir une réputation et traverser la crise.

« Les marques et les compagnies ont un avenir beaucoup plus optimiste si elles gèrent le problème et sont patientes. Parce que ce qu’on voit en ce moment avec les réseaux sociaux, c’est un spectacle et non pas une conversation comme les annonces le disent, c’est un spectacle. »

—  Philippe Garneau