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À échelle humaine, Ici première.

Étudiants internationaux de la Laurentienne : « Nous méritons une éducation de qualité »

Publié le 1 mai 2021
Collage des portraits des trois invités
Fabrice Marvin Zongo, Hemliss Konan et El Hadji DiopPHOTO : Avec l'autorisation des invités

Le 30 avril marquait officiellement la fin d'une session tumultueuse à l'Université Laurentienne.

L’université nord-ontarienne s’est mise à l’abri de ses créanciers l’hiver dernier et a éliminé plus d’une soixantaine de programmes, dont plusieurs en français, le 12 avril dernier. Ces compressions ont entraîné l'abolition des emplois de nombreux professeurs et de plusieurs membres du personnel de soutien.

Pour les étudiants internationaux, ceux qui ont choisi de venir au Canada en ayant comme but précis d’étudier à la Laurentienne, le fardeau est lourd.

Les étudiants internationaux paient trois fois plus en moyenne que les étudiants canadiens. Nous sommes là, et nous méritons une éducation de qualité, avec stabilité, pour pouvoir étudier en toute tranquillité, soutient El Hadji Diop, étudiant en première année en administration des affaires.

On est dans une situation rarissime, dont on ne connaît pas encore la suite. On va essayer de patienter pour voir les nouvelles, mais dans tous les cas, on doit se souder et voir comment on peut faire pour s'entraider, entre étudiants internationaux.

De sa part, malgré les obstacles, Hemliss Konan, étudiante en deuxième année qui a vu son programme de droit et politique être annulé le mois dernier, exprime sa reconnaissance à la communauté qui l’a accueillie dès son arrivée dans le Nord de l’Ontario.

À tous les égards, j’ai reçu un très bon accueil pas seulement sur le campus, mais à Sudbury en général, j’ai vraiment fait de magnifiques rencontres, relate-t-elle.

« Ce qui se passe à l’Université Laurentienne, ça ne touche pas que les étudiants; ça touche toute la communauté. Ça fait vraiment mal, et on compatit. Ce n'est pas évident. »

—  Hemliss Konan, étudiante internationale en droit et politique

Pour Fabrice Marvin Zongo, étudiant en droit et justice qui est arrivé à Sudbury après un passage à l'Université de Hearst pour participer davantage aux programmes d’athlétisme de la Laurentienne, l’avenir demeure incertain.

Mon programme n’a pas été éliminé, Dieu merci pour cela, lance-t-il. Mais ça va être un peu compliqué, parce qu’on ne sait pas ce qui nous attend. On ne sait pas comment la restructuration va se terminer, comment ils vont reprogrammer la scolarité. C’est beaucoup de questionnements.

Actuellement, je ne sais pas comment ça va se passer pour moi. Je crois que je vais encore ajouter une année, mais pour la suite je ne sais pas comment ça va se passer.