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À échelle humaine, Ici première.

Les compressions à la Laurentienne : l'occasion de bâtir l’université de nos rêves, selon Serge Dupuis

Publié le 18 avril 2021
Un homme derrière un micro dans un studio de radio
Les coupures à l'Université Laurentienne d'un point de vue historique.PHOTO : Radio-Canada / Valérie Marcoux

Il est trop tôt pour affirmer avec certitude quelle place occupera l'annonce du 12 avril 2021 dans les livres racontant l'histoire franco-ontarienne, mais la disparition de 28 programmes en français à l'Université Laurentienne aura assurément un impact à court et moyen terme sur l'offre pour des études postsecondaires en français en Ontario.

Pour l’historien Serge Dupuis, membre associé de la Chaire pour le développement de la recherche sur la culture d'expression française en Amérique du Nord à l’Université Laval, c’est un événement tragique qui s’est déroulé cette semaine. Il rappelle que les francophones en Ontario n’ont pas beaucoup d’acquis institutionnels ni énormément de structures de pouvoir, en plus de comparer les coupes de la Laurentienne au Règlement 17 ou à la fermeture du Collège des Grands Lacs à Toronto.

« L’aspect positif de tout cela, c’est que la crise peut nourrir la conscience, elle peut sensibiliser, non seulement la population minoritaire à ses défis, mais aussi la majorité à la réalité qui est vécue, par la minorité. »

—  Serge Dupuis

D’après lui, c’est le moment de réfléchir et peut-être même de décrédibiliser les établissements bilingues. Il ajoute toutefois qu’il est important de ne pas tomber dans le piège et de blâmer seulement les « méchants » anglophones.

« Ce n’est pas faux, mais c’est incomplet comme explication. J’ai l’impression qu’on ne fait pas suffisamment de post mortem par rapport aux raisons complexes qui expliquent ces difficultés-là. »

—  Serge Dupuis

Serge Dupuis souhaite que cette prise de conscience se transforme en possibilité d’avancement pour les établissements des Franco-Ontariens.

« C’est un vœu que je lance à la communauté : baptisons l’université de nos rêves, puisque l’opportunité est là. »

—  Serge Dupuis