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À échelle humaine, Ici première.

Phil Villeneuve raconte l'univers phénoménal des drag queens canadiennes

Publié le 7 mars 2021
Philippe Villeneuve
Philippe Villeneuve, co-animateur invité de l'émission À échelle humainePHOTO : Courtoisie

Avec une carte blanche pour son reportage en tant que co-animateur invité d'À échelle humaine, Philippe Villeneuve a voulu explorer l'univers des drag queens en temps de pandémie.

Le Torontois originaire de Penetanguishene travaille pour Pride Toronto, pour le magazine en ligne Yohomo et comme DJ lors de soirées dansantes pour la communauté LGBTQ+ de la région de Toronto.

Certains le connaissent aussi comme Dancing Phil et pour sa chaîne YouTube du même nom qui a accumulé plus de 600 000 visionnements. Dans ses vidéos, on le voit danser à plusieurs endroits aussi populaires qu’inusités à Toronto.

L’univers de deux drag queens en mode virtuel

Grâce aux innombrables spectacles et aux émissions télévisées comme RuPaul’s Drag Race, le drag est devenu un phénomène immanquable.

Pour sa participation à l’émission À échelle humaine, Philippe Villeneuve a décidé de mettre la lumière sur cet univers, en invitant deux drag queens à partager leur parcours depuis la dernière année, en contexte pandémique.

D’abord, Jenna Seppa est une drag queen franco-ontarienne originaire de Sturgeon Falls, qui a pu oeuvrer par le biais des médias sociaux depuis son patelin. Elle a notamment animé une émission hebdomadaire sur la plateforme numérique Le Réveil intitulée Qu'est-ce qui se passe? avec Jenna Seppa.

J’aime un peu de comédie, un peu de camp, j’aime aussi être belle, puis avoir beaucoup de fun. Je performe en français et en anglais, explique-t-elle. Je continue à faire des shows, mais virtuellement.

Philippe s’est aussi entretenu avec Matante Alex, drag queen, photographe et chanteuse montréalaise qui a pu pousser davantage sa carrière musicale grâce à un passage récent à l’émission La Voix.

J’avais plein d’opportunités qui s’en venaient par rapport à ça, puis là ça a fermé du jour au lendemain. Mais je me suis adaptée, c’est pas grave, avance Matante.

Les deux drag queens s’accordent pour dire que l’univers du drag virtuel et des réseaux sociaux ont pu combler un vide pendant un certain temps, mais que l’ambiance des soirées en personne leur manque profondément.

Ça me manque, j’aimerais ça être dans un club avec de la grosse musique, on s’entend pas puis c’est le fun, on arrive avec nos looks. Ce côté-là ça me manque, relate Jenna Seppa.

C’est drôle, les shows virtuels ça a été une mode qui a duré vraiment pas longtemps. Puis après, les gens se sont découragés du fait que c’était pas le même feeling qu’une vraie soirée, puis ça a fini par tomber.

« En spectacle, le numéro dans lequel tu investis vingt heures, tu peux le refaire cinq, six fois devant des publics différents. Tandis que ton show virtuel, tu le fais une fois et tu y mets probablement deux, trois fois plus d’heures à faire ton numéro. »

—  Matante Alex

Pour sa part, Jenna Seppa voit des avantages dans l’univers des prestations devant caméra.

Je suis étudiant en film à Ryerson, j’aime vraiment réaliser des vidéos pour moi-même ou pour d’autres personnes, explique Jenna.

Justement, avoir fait des shows virtuels, ça m’a donné le goût de faire plus de vidéos au lieu de juste des shows live; des fois la production n’est pas aussi bonne qu’en vidéo.