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À échelle humaine, Ici première.

Le succès d'une auberge réinventée en boulangerie en contexte de pandémie

Publié le 20 février 2021
Un chef avec son tablier dans une cuisine.
Benjamin Leblanc-Beaudoin est chef cuisinier et propriétaire du gîte Iron Kettle à Comber, en Ontario.PHOTO : Benjamin Leblanc-Beaudoin

Dans le petit village de Comber, dans le comté d'Essex, une auberge locale est en train de devenir un incontournable de la région. Avec la pandémie, le Iron Kettle Bed & Breakfast a, bien sûr, dû fermer les portes de son restaurant et cesser d'offrir des nuitées dans les 6 chambres de l'établissement. Il fallait donc trouver une nouvelle façon d'exister.

Le copropriétaire et chef du Iron Kettle, Benjamin Leblanc-Beaudoin, a donc décidé de littéralement mettre la main à la pâte et d'amplifier sa production de repas à emporter et surtout de produits de boulangerie.

Après avoir mis la main sur un plus grand fourneau et après avoir peaufiné ses recettes de pains et de croissants, il a commencé à offrir chaque samedi et dimanche un comptoir dont la renommée grandit sans cesse. Chaque fin de semaine, les gourmands s'amassent devant les portes de la nouvelle boulangerie, font la file de l'ouverture à la fermeture et vident les tablettes de tous les produits qui s'y trouvent.

« Mon idée, c'était juste de préparer du pain pour mon village, pour créer un service et essayer de payer le compte d'hydro. Mais ce qui est arrivé, c'est un phénomène. Il y a des gens qui viennent à toutes les fins de semaine, c'est comme un pèlerinage. »

—  Benjamin Leblanc-Beaudoin, copropriétaire du Iron Kettle Bed & Breakfast à Comber

Certes, les habitants de Comber et des villages voisins profitent bien de cette nouvelle offre artisanale qui était de toute évidence à combler dans la région - mais les gens font également la route depuis Windsor pour en profiter. Dans un village de 500 âmes, on vend plus de 1000 pains par fin de semaine.

Pour ce qui est de passer la nuit au Iron Kettle, il faudra patienter jusqu'aux allègements des restrictions sanitaires, l'entrepreneur préférant attendre le retour d'un tourisme assez conséquent pour permettre à l'auberge d'être rentable. Entre temps, Benjamin Leblanc-Beaudoin a trouvé une nouvelle vocation à sa cuisine, qui est là pour durer : il prévoit même de s'installer dans un plus grand local au sein du village.