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À échelle humaine, Ici première.

Elsa Simbagoye : l'identité d'une immigrante de seconde génération

Publié le 13 février 2021
Jeune femme souriante sur fond neutre
Elsa SimbagoyePHOTO : Photo de presse

Dans le cadre d'une coanimation à l'émission À échelle humaine, Elsa Simbagoye explore le fait d'être immigrante de seconde génération. Elle partage ses réflexions sur sa relation avec le pays d'origine de sa famille et son pays d'adoption.

Née à Montréal et élevée à Sudbury, Elsa Simbagoye est d’origine burundaise. Elle a étudié en psychologie à l’Université Laurentienne et en production télévisuelle au Collège La Cité, à Ottawa.

En plein confinement dans le Nord, elle se lance en théâtre, ayant décroché le rôle de Beckie dans la pièce de radio-théâtre Sombre divan, qui a d’ailleurs été diffusée à l’émission À échelle humaine dans le cadre du projet Voies/x ouvertes.

Pour son reportage à l’émission, elle a décidé de se pencher sur ses origines et les décisions qui ont eu un impact sur sa vie, et ce, même avant sa naissance.

C’est par pur hasard que je suis ici aujourd’hui en train de raconter leur histoire, mon histoire, avance-t-elle.

« J’ai presque atteint l’âge qu’avaient mes parents quand ils ont quitté leur pays pour s’installer au Canada. Ils ont pris une décision qui allait apporter d’énormes changements à nos vies, ma vie, et je n’existais même pas encore. »

Avec ses parents, Rose et Athanase, elle a exploré leur décision, tout en discutant des liens qu’ils ont conservé avec leur Burundi d’origine.

C’était très difficile de garder le contact, parce qu’on n’avait pas de téléphone à ce moment-là. Mais sinon, il y avait l’échange des lettres. Ça prenait peut-être un ou deux mois, ont expliqué ses parents. On les a gardés même aujourd’hui.

Elsa Simbagoye s'ouvre aussi sur sa rencontre avec ses cousins : Bertrand qui est arrivé au Canada il y a trois ans, et Nadège qui est arrivée depuis seulement quelques semaines.

D’autre part, cette année, un autre membre de la famille élargie établie à Sudbury s’est ajouté, alors que la tante d’Elsa a donné naissance à un garçon. Il sera lui aussi de seconde génération.

Pour la première fois, j’ai une tante qui vit dans ma ville et elle vient de donner naissance à mon cousin. C’est fou à quel point je ne vois plus le futur comme avant, grâce au fait d’avoir de la famille élargie ici à Sudbury, relate-t-elle.

C’est un sentiment qu'elle partage avec ses soeurs, Williane et Joëlle.

C’est sûr qu’on a beaucoup de cousins avec qui on n’a pas grandi, qu’on n’a pas connu. C’est sûr qu’on a manqué une petite partie au niveau d’avoir ce lien là, ajoute Williane.

J’espère qu’on va vraiment pouvoir vraiment l’encadrer et faire en sorte que lui il va être sur le même pied d’égalité que n’importe quel enfant qui est né ici et qui a le droit d’avoir des opportunités en tant que Canadien, témoigne Joëlle.

Elsa termine son reportage en disant qu’elle attend son tour, pour pouvoir expliquer à son petit cousin d’où il vient, et lui partagear leur histoire de deuxième génération à deuxième génération.