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Vous vivez une crise d'asthme? Une équipe de chercheurs du CHUS a besoin de vous

L'animateur de l'émission matinale Par ici l'info, Mathieu Beaumont.
Rattrapage du mercredi 9 novembre 2022

Vous vivez une crise d'asthme? Une équipe de chercheurs du CHUS a besoin de vous

Étude sur les crises d'asthme :  Simon Couillard, pneumologue au CHUS

Une femme portant un manteau jaune, prend une pompe d’asthme.
Une personne qui prend une pompe d’asthme.PHOTO : iStock
L'animateur de l'émission matinale Par ici l'info, Mathieu Beaumont.
Par ici l'infoPublié le 9 novembre 2022

Une étude est en cours au CIUSSS de l'Estrie-CHUS pour mieux étudier les crises d'asthme chez les patients âgés de 12 ans et plus. Une cinquantaine de participants sont recherchés pour prendre part à l'étude PRISMA.

Ceux qui souffrent de la maladie savent qu'on est rendus assez bons en asthme chronique. On va faire son suivi chez le médecin, on vérifie si les inhalateurs sont nécessaires ou pas, quelle technique utiliser ou pas, explique le Dr Simon Couillard, chercheur-clinicien et pneumologue au CIUSSS de l’Estrie-CHUS, responsable de l’étude PRISMA. D'où l'importance pour lui et son équipe de mieux étudier les crises plutôt que la maladie.

Au moment d'une crise d'asthme, quand ça ne va pas, quand ça sille, que le patient tousse et crache, c'est là probablement que les personnes vivant avec de l'asthme sont plus à risque d'avoir besoin d'être hospitalisées, poursuit-il.

« C'est à ce moment-là qu'on dégaine, comme on dit, des traitements des années 1950 comme la prednisone et notre hypothèse c'est que, souvent, on nuit plus qu'on aide. »

— Une citation de  Le Dr Simon Couillard, chercheur-clinicien et pneumologue

C'est que le prednisone est un traitement extrêmement puissant. Après quatre crises d'asthme au cours d'une vie nécessitant de la prednisone, déjà les gens sont plus à risque d'ostéoporse, de cataractes, de glaucomes, de diabète et de pneumonie, illustre le chercheur-clinicien.

C'est surtout la quantité de predsinone qui est donnée aux patients qui est problématique. C'est une hormone naturelle de stress, qu'on produit nous tous. Si je simplifie, on a environ l'équivalenet de 2,5 mg de prednisone dans le sang. Au moment d'une crise d'asthme, on donne 50 mg et parfois même des doses encore plus importante, note-t-il.

Autre nuance importante : contrairement aux bronchodillatateurs, le prednisone traite la maladie.

Les bronchodilatateurs ouvrent la bronche, mais ils ne corrigent pas le problème, donc ils le repoussent à plus tard. Et plus tard, des fois, ça vient avec la bronche complètement fermée et pleine de mucus et d'inflammation. Au contraire, quand on dit aux gens de prendre leur petite pompe orange ou leur petite pompe brune - une pompe antiinflammatoire -, on traite la cause de la maladie.

« Le prednisone, c'est le suprême. C'est 1000 fois l'équivalent de ce que vous prenez dans vos inhalateurs et c'est ce qu'on prescrit au moment d'une crise d'asthme. »

— Une citation de  Le Dr Simon Couillard, chercheur-clinicien et pneumologue

Participants recherchés

Dans le cadre de son étude, le Dr Couillard est à la recherche de 50 personnes en crise d'asthme afin de faire un profilage complet de la crise.

On a un équipement à la fine pointe au centre de recherche du CHUS, assure-t-il, en ajoutant que de les contacter permet aux patients d'éviter, par exemple, de passer par les urgences. Ceux qui sont en crise peuvent appeler directement les chercheurs au 819 342-9729 ou encore écrire à prisma@usherbrooke.ca. Le numéro permet de rejoindre un membre de l'équipe 24 heures sur 24.