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6e vague, masque, Paxlovid :  Roxane Borgès Da Silva de l'UdeM

Par ici l'info, ICI Première.
Rattrapage du vendredi 1 avril 2022

6e vague, masque, Paxlovid :  Roxane Borgès Da Silva de l'UdeM

Comment traverser la 6e vague sans les mesures sanitaires ?

Deux personnes marchent dans la rue, elles portent un masque de protection contre la covid-19.
Deux personnes marchent dans la rue, elles portent un masque de protection contre la covid-19.PHOTO : iStock
Par ici l'info, ICI Première.
Par ici l'infoPublié le 1 avril 2022

Pour la première fois depuis le début de la pandémie, les citoyens du Québec seront appelés à se protéger par leurs propres moyens, au moment où les cas de COVID-19 sont en augmentation.

En l'absence de passeport vaccinal et de bien des restrictions, les citoyens devront prendre eux-mêmes leurs précautions afin d'éviter de propager le virus.

La professeure agrégée à l'École de santé publique de l'Université de Montréal, Roxane Borgès Da Silva croit toutefois que l'absence de mesures ne devrait pas amener la population à sous-estimer la gravité de cette nouvelle vague de propagation.

« On est entre 20 000 et 32 000 cas par jour pour la semaine qui finissait le 29 mars, c'est énorme. »

— Une citation de  Roxane Borgès Da Silva, professeure agrégée à l'École de santé publique de l'Université de Montréal

Les données citées par l'experte sont basées sur une enquête du CIRANO dans laquelle 3000 personnes représentatives des différentes tranches de la population sont questionnées afin de savoir s'ils ont contracté la COVID-19 dans les 7 derniers jours. Roxane Borgès Da Silva précise que les gens sont aussi questionnés sur le nombre de personnes dans leur entourage ayant contracté le virus. L'enquête est menée depuis 11 semaines.

Parmi ces personnes qui sont contaminées tous les jours, même si c'est 0,001 % des gens qui se retrouvent à l'hôpital, ça fait quand même beaucoup de monde, donc c'est un enjeu, souligne-t-elle.

Pour leur propre santé, mais aussi pour protéger le réseau hospitalier, Roxane Borgès Da Silva appelle les citoyens à faire preuve d'une grande prudence dans le contexte actuel.

« C'est une situation préoccupante et chacun doit y mettre du sien pour éviter de propager la COVID avec ce variant BA.2 qui est très contagieux en s'isolant au moindre symptôme et au moindre doute. »

— Une citation de  Roxane Borgès Da Silva, professeure agrégée à l'École de santé publique de l'Université de Montréal

Selon elle, la situation pourrait être particulièrement alarmante dans les régions éloignées où les cas augmentent plus rapidement. Elle rappelle que le système de santé y est plus fragile, ce qui risque d'avoir des effets sur les soins offerts à la population.

Elle affirme néanmoins avoir bon espoir de voir la situation épidémiologique se stabiliser avec la venue de l'été, même si elle rappelle que nous ne sommes pas à l'abris de la venue d'un nouveau variant tant que la population mondiale ne sera pas adéquatement vaccinée.

Faut-il conserver le port du masque ?

L'experte souligne néanmoins l'importance de conserver le port du masque dans les lieux publics d'ici à une accalmie. Le gouvernement navigue sur un équilibre difficile à tenir, c'est-à-dire que ça fait deux ans qu'on a des restrictions et la population n'en peut plus, c'est très clair. Par contre, le masque est une mesure très très efficace et pas très très contraingrante qui est entrée dans les moeurs et les pratiques, croit Roxane Borgès Da Silva

« Pourquoi l'enlever à un moment où on fait face à une recrudescence des cas ? Ce serait pratiquement suicidaire, si je peux dire, il faudrait absolument le garder.  »

— Une citation de  Roxane Borgès Da Silva, professeure agrégée à l'École de santé publique de l'Université de Montréal

Elle croit qu'en enlevant cette mesure sanitaire, il sera impossible par la suite de la ramener. Elle espère que Québec choisira de la conserver jusqu'à ce que la province observe une baisse très claire du nombre de cas.

Le directeur national de la santé publique devrait d'ailleurs proposer ses recommandations à ce sujet lundi.