•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Votre destination audio, maintenant aussi sur le web !

Début du contenu

Déficit du CHUS :  Analyse de Roxane Borgès da Silva de l'UdeM

Par ici l'info, ICI Première.
Rattrapage du jeudi 29 juillet 2021

Déficit du CHUS :  Analyse de Roxane Borgès da Silva de l'UdeM

Le CIUSSS de l'Estrie - CHUS frôle un déficit de près de 17,8 M$

Photo de l'entrée du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS)
Le Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS)PHOTO : Radio-Canada
Par ici l'info, ICI Première.
Par ici l'infoPublié le 29 juillet 2021

Le déficit global des hôpitaux du Québec représente près de 125 M$, selon les plus récentes données du ministère de la Santé et des Services sociaux. Le CIUSSS de L'Estrie - CHUS se classe au 4e rang des établissements de santé ayant les pires déficits, avec un manque à gagner de près de 17,8 M$.

Cette problématique est majoritairement causée par la pandémie, mais d'autres facteurs ont également des répercussions, estime Roxane Borgès Da Silva, professeure à l'École de santé publique de l'Université de Montréal.

Elle affirme d'une part que la hausse des coûts des médicaments en oncologie pour traiter les cancers a aggravé ce déficit. De plus, avec l'épuisement du personnel et les vagues de départ dans le système de santé, les hôpitaux ont dû faire appel à des agences privées pour trouver des soignants, et donc mettre davantage la main à la poche.

Certains soignants préfèrent d'ailleurs s'inscrire dans ces agences pour obtenir de meilleures conditions de travail. Les soignants qui travaillent pour des agences privées peuvent choisir leurs horaires de travail plus facilement que s'ils travaillaient dans le réseau public de la santé. La pandémie a exacerbé cette pénurie de personnel avec des personnes qui se sont retrouvées malades, indique Mme Borgès Da Silva.

On a dû utiliser énormément le temps supplémentaire, ajoute-t-elle.

Renverser la vapeur

Mme Borgès Da Silva croit qu'il faudrait renverser la vapeur et prendre soin d'abord des travailleurs du réseau public en leur offrant des conditions de travail plus intéressantes.

Elle suggère notamment de leur offrir d'occuper les quarts de travail les plus intéressants, le jour ou le soir, plutôt que la nuit. [On pourrait ensuite] compléter avec les travailleurs qui viennent des agences qui auraient des horaires moins intéressants. Cela permettrait peut-être de les faire revenir dans le réseau public, dit-elle.

Il y a quelques jours, les membres du Syndicat des professionnelles en soins des Cantons-de-l'Est ont d'ailleurs sonné l'alarme. Le manque criant de travailleurs dans le réseau de la santé atteint des sommets.