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Le réseau de satellites Starlink :  Sébastien Roy, professeur à l'UdeS

Par ici l'info, ICI Première.
Rattrapage du mercredi 28 juillet 2021

Le réseau de satellites Starlink :  Sébastien Roy, professeur à l'UdeS

L'internet spatial pour s'affranchir des géants des télécoms

Une photo du ciel bourrée de lignes blanches
Le rêve d’Elon Musk d’offrir une couverture Internet mondiale avec ses satellites en basse orbite est sur le point de se réaliser. PHOTO : Observatoire Lowell/Victoria Girgis
Par ici l'info, ICI Première.
Par ici l'infoPublié le 28 juillet 2021

Une nouvelle option de service internet se pointe à l'horizon, alors que plusieurs secteurs de l'Estrie n'ont toujours pas accès à l'internet haute vitesse. Le service par satellite Starlink, une division du géant américain SpaceX, dirigé par Elon Musk, permet aux citoyens de se brancher à la haute vitesse de façon indépendante.

Ce nouveau réseau Internet fait son apparition au moment où le gouvernement du Québec martèle que l'ensemble du territoire sera branché en 2022.

Qu'est-ce que Starlink ?

Sébastien Roy, professeur en génie électrique de l'Université de Sherbrooke, explique que Starlink est un réseau de satellites en basse orbite qui promet de connecter la population mondiale à l’internet haute vitesse. Dans certaines régions reculées, c'est la seule option disponible, dit-il.

« C'est du jamais vu. Musk parle de reconstruire complètement l'internet dans l'espace. »

—  Sébastien Roy, professeur en génie électrique de l'Université de Sherbrooke

Jusqu'à présent, SpaceX a déployé environ 1500 satellites dans l'espace. L'entreprise a pour objectif d'en avoir 42 000 en orbite d’ici la moitié de l’année 2027. La qualité du service et la vitesse devraient augmenter à mesure que les satellites se rajoutent, précise M. Roy.

Le professeur à l'Université de Sherbrooke affirme ne pas avoir testé pour l'instant ce réseau internet spatial. On prévient les gens que la vitesse de connexion peut varier. Des fois, il y a des pertes de connexion parce que c'est vraiment un début. Malgré tout, plusieurs personnes au Canada sont branchées avec ça et trouvent que c'est beaucoup mieux que ce qu'ils avaient avant, affirme-t-il.

Les utilisateurs obtiennent des vitesses de téléchargement pouvant atteindre plus de 200 Mb/s, alors qu'en région, la vitesse varie parfois de 1 à 5 Mb/s, dans certains cas.

Des coûts plutôt élevés

Le service est testé depuis octobre 2020 par des milliers d'internautes dans des régions éloignées au Canada, mais aussi aux États-Unis. Cependant, pour se brancher à Starlink, les usagers doivent toutefois sortir près de 125 $ par mois de leur poche, sans compter l'équipement initial qu'ils doivent se procurer au coût de 615 $.

Autre bémol : des inquiétudes sont soulevées quant à la pollution de l'espace et la pollution lumineuse. Cependant, Sébastien Roy croit qu'il ne s'agit pas d'une problématique. Ce sont des satellites en orbite basse, à 555 kilomètres. On peut facilement les ramener dans l'atmosphère pour qu'ils se désintègrent en fin de vie. Des plans sont prévus pour les récupérer, mentionne-t-il.