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Par ici l'info, ICI Première.
Par ici l'info, ICI Première.
Rattrapage du mercredi 21 juillet 2021

Fermeture des commerces le dimanche ?

Pour une fermeture permanente des commerces le dimanche

Publié le 21 juillet 2021
Du bois dans une cour à bois de quincaillerie.
Du bois dans une cour à bois de quincailleriePHOTO : Radio-Canada / Mélanie Picard

La problématique de manque de personnel ne s'essoufle pas en Estrie. Plusieurs solutions sont envisagées par les commerçants pour contrer cette pénurie, dont celle de fermer leur établissement le dimanche. Une mesure qui ramènerait les Québécois 30 ans en arrière, alors qu'il n'était pas possible de magasiner le 7e jour de la semaine.

Plusieurs propriétaires de commerces de détail demandent la fermeture de leurs portes les dimanches pour revenir au rythme des années1980. C'est en 1992, avec l'adoption de la Loi sur les heures et les jours d’admission dans les établissements commerciaux, qu'il est devenu possible pour tous les commerçants d'ouvrir le dimanche.

Nicolas Couture, propriétaire des Timber Mart de Sherbrooke, est parmi ceux qui sont en accord avec une telle mesure. Ses quincailleries sont fermées le dimanche depuis un an. Cette décision a d'abord été prise en raison de la pandémie, et elle a été maintenue en raison de la difficulté à trouver des travailleurs.

C'est un sujet sur lequel on se penchait beaucoup, même avant la pandémie. Il manque tellement de travailleurs dans la vente au détail, explique M. Couture.

Le propriétaire de quatre quincailleries à Sherbrooke dit aussi avoir pris la décision de fermer les dimanches pour donner un répit à ses employés, trop sollicités.

Une clientèle compréhensive

Les clients sont compréhensifs face à cette décision, soutient Nicolas Couture.

Il ajoute que travailler dans une quincaillerie exige habituellement une expertise dans plusieurs domaines. Cependant, avec les candidatures qui se font rares, un service à la clientèle niché représente un défi de taille.

« On a plus de 50 000 produits. On doit connaître la plomberie, l'électricité, et comment une maison, une école ou une usine peuvent fonctionner. »

—  Nicolas Couture, propriétaire des Timber Mart de Sherbrooke

Selon M. Couture, l'augmentation des salaires n'est plus une mesure suffisante pour attirer des employés. Cet incitatif connaît ses limites.

Il y a les conditions d'emploi, il y a le challenge relié à l'emploi. Comme entreprise familiale, c'est quelque chose qu'on peut amener. Les gens veulent des conditions, comme ne pas travailler les week-ends et les soirs, précise le détaillant sherbrookois.