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Par ici l'info, ICI Première.
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Rattrapage du jeudi 10 juin 2021

Urgences pédiatriques débordées :  Marie-Claude Roy, pédiatre au CHUS

Des urgences débordées en raison de la détresse des jeunes

Publié le 10 juin 2021
Adolescente avec le visage dans les mains.
Une adolescente en détresse.PHOTO : iStock

Les urgences pédiatriques du Québec continuent de déborder. Les effets de la deuxième et de la troisième vague de la pandémie se font ressentir auprès des enfants et des adolescents, qui sont confrontés à une forte détresse psychologique.

La pédiatrie Marie-Claude Roy, qui travaille au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke, estime que la situation est comparable à celle qu'ont vécu les soins intensifs.

On disait souvent, avec raison, qu’on ne voulait pas que les soins intensifs soient surchargés [...] Si on veut prendre la même image, actuellement, on a nettement dépassé les capacités de soigner les problématiques de santé mentale de nos jeunes, ce qui fait en sorte que nos jeunes attendent, attendent, attendent sur des listes d’attente, n’ont pas de services de première ligne en psychologie. Même dans les unités de pédopsychiatrie, il n’y a pas beaucoup de places et il y a de longues listes d’attente, indique la Dre Marie-Claude Roy.

« Pendant tout ce temps-là, les problématiques se cristallisent, se chronicisent et vont prendre de nombreux mois, voire de nombreuses années à se résoudre. »

—  Dre Marie-Claude Roy, pédiatre

Selon elle, il faut trouver un juste équilibre entre les mesures sanitaires et la santé mentale des jeunes.

Oui, gérer la pandémie, c’est une problématique majeure de santé publique, mais la santé publique doit se préoccuper des autres problématiques, des autres enjeux, des dommages collatéraux causés par toutes les mesures qu’on a dû subir, insiste-t-elle.