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Par ici l'info, ICI Première.
Par ici l'info, ICI Première.
Rattrapage du mardi 1 juin 2021

Mobilisation contre les Serres Demers :  Claude Dallaire, instigateur

Appel au boycottage des produits Demers

Publié le 1 juin 2021
Une clé à molette près d'une fenêtre
Les travailleurs utilisent cette clé à molette pour ouvrir et fermer la fenêtre. Du ruban vert retient la moustiquaire.PHOTO : Radio-Canada / Natacha Lavigne

Les conditions de vie dans lesquelles vivent des travailleurs étrangers des Productions horticoles Demers à Drummondville ont incité un Estrien à lancer un mouvement de boycottage.

Militant de longue date, Claude Dallaire a été outré de l'enquête de Radio-Canada. Il demande aux épiciers et aux restaurateurs de ne plus distribuer leurs produits.

Je pense que je ne suis pas le seul. Si je regarde le site des serres Demers, il y a au-delà de 550 personnes qui ont réagi et qui disent qu'ils vont boycotter. Comme citoyen engagé, on ne peut pas laisser passer ça. C'est au Québec, ce sont des travailleurs très utiles pour travailler dans les serres. C'est peut-être un cas isolé, mais c'est inacceptable. Il y a d'autres serres au Québec. Il faut donc cesser d'acheter des produits Demers, le temps que l'employeur change complètement leurs conditions de vie, a-t-il indiqué.

Celui qui s'est longuement impliqué dans la préservation du parc national du Mont-Orford, entre autres, souhaite que ce boycottage soit fait tant et aussi longtemps qu'une enquête indépendante soit réalisée. Après, on recommencera à acheter des produits Demers.

« C'est aussi un message qu'on envoie aux employeurs de travailleurs étrangers. Ces gens-là, il faut les respecter. Ce sont des humains, pas des esclaves. »

—  Claude Dallaire

Il se rendra à son épicerie de quartier ce mardi pour demander au propriétaire de retirer les produits Demers de ses étals,le temps que les conditions de vie de ces personnes soient respectées. Après, on les remettra.

M. Dallaire souhaite aussi que le gouvernement du Québec retire la subvention de 30 millions de dollars consentie dernièrement à l'entreprise. Si c'est ça les subventions que l'on donne avec nos taxes, non, ça ne fonctionne pas. Ce n'est pas ce qu'on veut d'avoir des esclaves comme travailleurs étrangers.

Le PDG de l'entreprise Demers doit visiter mardi les installations des travailleurs étrangers à Drummondville. Jacques Demers a confirmé lundi que des travaux d'amélioration avaient été lancés sur les lieux depuis la visite de Radio-Canada en avril dernier.

L'entreprise soutient également qu'un inspecteur en bâtiment indépendant a été dépêché sur les lieux.