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Production de masques :  Les difficultés de Jean Airoldi

Par ici l'info, ICI Première.
Rattrapage du mardi 26 mai 2020

Production de masques :  Les difficultés de Jean Airoldi

La fabrication de masques est une aventure complexe pour Airoldi

Des masques d'Airoldi Couture
Le designer Jean Airoldi soutient qu'il est difficile de respecter les délais de livraison.PHOTO : Facebook : Airoldi Couture
Par ici l'info, ICI Première.
Par ici l'infoPublié le 26 mai 2020

Les entreprises québécoises qui fabriquent des masques de protection contre la COVID-19 reçoivent de nombreuses commandes, mais il semble difficile de répondre rapidement à la demande.

Le designer Jean Airoldi fait un retour à la mode. Il s’est lancé dans la fabrication de masques dont une partie des profits amassés par la vente de ceux-ci seront remis à différents organismes.

Une partie des masques de son entreprise sont conçus à Windsor et à Victoriaville, mais les délais de livraison s'étirent.

J’ai beaucoup de difficulté à respecter mes délais, admet le styliste originaire de l’Estrie.

Sur les quelque 40 000 masques déjà vendus, moins de 40 % ont pu être livrés.

Un retard qu’il attribue à une multitude de facteurs, comme la pénurie mondiale d’élastiques, mais aussi à la difficulté à trouver de la main d’oeuvre pour la confection.

C’est quasiment un temps de guerre. La production est difficile. On n’a pas d’employé. Ils ont la PCU du gouvernement et ils ne sont pas intéressés à travailler. Car, on s’entend, les salaires comme couturière ne sont pas très très hauts, plaide M. Airoldi.

Si les facteurs externes contribuent à ralentir la production, Jean Airoldi admet qu’il a dû procéder à des modifications de son portail en ligne pour acheminer les commandes aux consommateurs.

Sur les médias sociaux, plusieurs acheteurs déplorent justement les longs délais et la communication difficile avec Airoldi Couture.

« Ça l’air facile de l’extérieur. C’est facile de critiquer. Il y a des gens qui me harcèle sur Facebook. On perd un temps énorme à se défendre. Les premières journées, j’avais 20 000 messages. J’ai cinq personnes à temps plein, 15 heures par jour, pour répondre aux questions. »

—  Jean Airoldi, designer

Certains ont même soulevé la possibilité d’un recours collectif contre l’entrepreneur. Ben voyons! On en n'est pas là, estime-t-il. Il exhorte les clients à être patients. Si on ne peut pas l’être, faites-vous rembourser, affirme celui qui avait délaissé la couture pour l’immobilier tout juste avant la crise actuelle.