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La crise sanitaire en France vécue par la Sherbrookoise Hélène Pigot

Par ici l'info, ICI Première.
Rattrapage du jeudi 14 mai 2020

La crise sanitaire en France vécue par la Sherbrookoise Hélène Pigot

La crise sanitaire en France vécue par la Sherbrookoise Hélène Pigot

La candidate à la mairie de Sherbrooke pour le parti Sherbrooke Citoyen, Hélène Pigot
La candidate à la mairie de Sherbrooke pour le parti Sherbrooke Citoyen, Hélène PigotPHOTO : Radio-Canada
Par ici l'info, ICI Première.
Par ici l'infoPublié le 15 mai 2020

La Sherbrookoise Hélène Pigot s'est envolée vers la France au tout début de la pandémie pour prendre soin de sa mère de 92 ans.

La professeure en informatique à l'Université de Sherbrooke a pu poursuivre son travail à distance, tout en allant retrouver sa mère. Je vous avouerais que cette période est très très anxiogène pour les personnes âgées, souligne-t-elle.

Installées à Courbevoie à cinq kilomètres de Paris, sa mère et elle vivent le confinement dans l'un des départements les plus touchés de la France depuis le début de la crise.

Au plus fort de la crise, les déplacements étaient contrôlés, si bien que les citoyens devaient se promener avec un document indiquant la raison de leur déplacement. La Sherbrookoise affirme d'ailleurs s'être fait interpeller par les policiers afin de vérifier ses documents. On ne pouvait pas sortir de son logement pendant plus d'une heure et on avait ce papier à tenir avec nous, explique Hélène Pigot.

« On se retrouvait comme des enfants qui avaient le droit de sortir ou pas avec le mot de leurs parents. »

— Une citation de  Hélène Pigot, Sherbrookoise confinée en France

Découvrir une France nouvelle avec le déconfinement

La professeure souligne qu'avec le déconfinement qui est en cours, de telles mesures ont été assouplies. Le plus étrange, c'est que quand je sors aujourd'hui, je me dis encore "mais où est mon papier ?" s'étonne-t-elle.

Par ailleurs, les masques ont été rendus obligatoires dans les transports en commun et dans certains commerces. Le trois quarts des gens dans la rue ont des masques, souligne Hélène Pigot.

Avec la réouverture progressive, vient aussi la crainte d'une deuxième vague de contagion.

Depuis quelques jours on a déjà vu quatre foyers émergents et on voit tout de suite les autorités sanitaires le contrôle pour qu'il ne s'étende pas, alors qu'au paravent ça s'étendait partout, explique Hélène Pigot.

« Est-ce que ces mesures seront suffisantes pour qu'il n'y ait pas de deuxième vague ? Ça reste à voir. »

— Une citation de  Hélène Pigot

Bien que la façon dont est traité le virus soit stabilisée, la Sherbrookoise ne prend pas de risque. Avec sa mère, elle a décidé de rester confinée. Même si j'aime beaucoup Paris, je n'irai pas puisqu'il y a trop de risques dans les transports, illustre-t-elle.

Elle travaille également à réunir les amis de sa mère de 92 ans afin de lui permettre de conserver une vie sociale malgré la pandémie.

Malgré quelques écarts de conduite, Hélène Pigot affirme néanmoins que les Français ont fait preuve d'un grand civisme dans le respect des mesures en vigueur pour lutter contre la pandémie.

À lire aussi : Le déconfinement dans la méfiance en France