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Claudine Richard  :  la dépendance au cellulaire (1)

Les matins d'ici, ICI Première.
Audio fil du jeudi 16 novembre 2017

Claudine Richard  :  la dépendance au cellulaire (1)

Le cellulaire prend-il trop de place dans votre vie?

Un téléphone cellulaire
Un téléphone cellulairePHOTO : iStock
Les matins d'ici, ICI Première.
Les matins d'iciPublié le 16 novembre 2017

Est-ce que le téléphone cellulaire peut devenir une véritable dépendance? C'est la question que s'est posée notre journaliste Claudine Richard.

La possession d'un téléphone intelligent semble être devenue indispensable. Statistique Canada révélait cette semaine que 94% des jeunes de 15 à 34 ans avaient un téléphone intelligent.

Pour la Semaine nationale de sensibilisation aux dépendances, Claudine Richard a mis au défi un duo mère-fils. Ils ont eu à réduire leur temps passé sur l'appareil numérique. Pour calculer le nombre de temps qu'ils passaient les yeux rivés sur l'appareil, tous deux ont eu à installer une application sur leur téléphone cellulaire. Selon cette application, la mère passait environ 4 heures sur son téléphone cellulaire. Cette donnée peut faire sourciller, mais pourtant, elle équivaut à la moyenne d'heures que les Canadiens passent les yeux rivés sur leur téléphone cellulaire, selon l'Autorité canadienne pour les enregistrements internet.

Suis-je dépendant?

Quelques indices peuvent être notés pour identifier une dépendance au téléphone cellulaire:
- Le téléphone cellulaire devient un passe-temps indispensable;
- Angoisse et anxiété lorsqu'on oublie son téléphone;
- On s'isole socialement.
- Etc.
Le fait que notre téléphone cellulaire nous suit partout augmenter notre cyberdépendance, selon la chercheuse clinicienne au Centre de réadaptation en dépendance de Montréal, Valérie Van Mourik.

« Je vois la différence déjà entre les gens qui n'ont pas accès à un réseau 3G et ceux qui y ont accès. Ça peut faire en sorte qu'en tout temps, il n'y a plus de temps mort. À chaque moment où j'attends et je ne fais rien, je peux aller faire un tour sur Internet, donc ça fait des gens qui ne sont jamais en contact avec le vide. »

— Une citation de  Valérie Van Mourik, chercheuse clinicienne

Pas de service pour la cyberdépendance en Outaouais

Le CISSS de l'Outaouais n'offre pas de service lié à la cyberdépendance et l'organisme n'a d'ailleurs pas l'expertise, à l'heure actuelle, pour ce type d'aide. Selon la porte-parole du CISSS de l'Outaouais, Geneviève Côté, il y a très peu de demandes d'aide dans la région concernant la cyberdépendance. Le CISSS de l'Outaouais est toutefois conscient que la cyberdépendance fait partie de la société actuelle et qu'il faudra s'adapter et éventuellement offrir de l'aide face à cette dépendance.