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Le droit à la déconnexion

Les matins d'ici, ICI Première.
Audio fil du vendredi 23 mars 2018

Le droit à la déconnexion

Le droit à la déconnexion

Une main tenant un téléphone intelligent dont l'écran affiche trois notifications.
Les alertes et notifications de nos téléphones agitent davantage notre cerveau qu'on le croit.PHOTO : iStock
Les matins d'ici, ICI Première.
Les matins d'iciPublié le 23 mars 2018

Décrocher du travail est de plus en plus difficile pour certains d'entre nous. Pour faire en sorte d'être vraiment en congé après avoir quitté le bureau dans un monde de plus en plus connecté, Québec solidaire a déposé hier à l'Assemblée nationale un projet de loi qui porte justement sur le droit à la déconnexion.

Répondre à un courriel de son patron tard le soir, ou répondre à un appel d’un client la fin de semaine : c’est la réalité de beaucoup de travailleurs aujourd’hui. Québec solidaire souhaite donc, à travers son projet de loi, imiter ce qui se fait déjà en France.

« Des rapports européens ont souligné la nécessité de revoir la façon dont on conçoit le temps de travail versus le temps hors travail », a indiqué le professeur à la Faculté de droit de l’Université de Montréal, Pierre Trudel, lors d’une entrevue avec Philippe Marcoux.

« Les univers numériques dans lesquels on vit désormais ont tendance à brouiller les frontières entre ce qu’on appelle le temps et l’espace du travail et le temps et l’espace de repos. »

— Une citation de  Pierre Trudel, professeur, Faculté de droit de l’Université de Montréal

Le projet de loi forcerait les entreprises à déterminer des balises pour permettre à ses employés de se déconnecter. Or, ce droit à la déconnexion ne serait qu’une manifestation d’un courant plus large, selon M. Trudel.

« Est-ce que ce n’est pas qu’un aspect d’un phénomène beaucoup plus vaste qui est la redéfinition du travail dans nos sociétés?, s’est-il interrogé. Essentiellement, on a cristallisé ça dans un droit à déconnexion parce que ça frappe l’imaginaire, j’imagine, et c’est ce qui a fait la popularité de l’expression en Europe ou ici maintenant », a poursuivi Pierre Trudel.