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Transidentité : une agricultrice de 60 ans raconte sa transition

Annie T. Morel, souriante.
Originaire de la région et œuvrant dans le milieu agricole, Annie T. Morel vit dans les Hautes-Laurentides.PHOTO : Radio-Canada / Photo : Facebook / Annie T. Morel
Les matins d'ici, ICI Première.
Les matins d'iciPublié le 17 mai 2022

Originaire de la région et œuvrant dans le milieu agricole, Annie T. Morel vit dans les Hautes-Laurentides. C'est à l'âge de 60 ans qu'elle est allée chercher de l'aide auprès de thérapeutes spécialisés afin d'entamer une transition de genre.

Une première version de ce texte mentionnait que c'est à l'âge de 60 ans qu'Annie T. Morel avait cherché de l'aide afin de « de devenir transgenre ». Il convient plutôt d'écrire qu'elle a décidé « d’entreprendre une transition de genre ».

Sincère, elle souligne que les gens de la région sont formidables à son égard.

Je suis très privilégiée, il y a 40 ans mon frère a fait son coming out à 18 ans. Il a foncé et cela a facilité ma route, explique-t-elle avec émotion.

Elle avait ressenti le déclic en elle bien avant, raconte-t-elle, mais ce n’est que depuis deux ans, soit en 2020, que Annie T. Morel a entamé sa transition.

« Je traîne cela depuis 50 ans. »

— Une citation de  Annie T. Morel

Alors qu'elle rappelle l'importance d'être soutenue et qu’elle affirme que les gens de son âge sont mieux outillés, elle lance toutefois le message suivant : Si tu te sens comme cela, fait-le [NDLR : la transition] tout de suite.

Annie explique que dans ses relations, les personnes autour d'elle cheminent elles aussi. C'est un processus qui touche toutes les personnes autour de soi, conclut-elle.

Le 17 mai 1990, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a retiré l’homosexualité de la liste des maladies mentales. Cette date a depuis été retenue pour la Journée internationale contre l'homophobie et la transphobie et l'homophobie.