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Incendie à Bas-Caraquet : le drame après le sauvetage de l'église

Le réveil Nouveau-Brunswick, ICI Première.
Audio fil du lundi 25 juin 2018

Incendie à Bas-Caraquet : le drame après le sauvetage de l'église

Église de Bas-Caraquet : le feu était « caché dans les murs »

Les ruines de l'église
Seuls les murs de pierre sont encore debout après l'incendie.PHOTO : Radio-Canada / Wildinette Paul
Le réveil Nouveau-Brunswick, ICI Première.
Le réveil / Nouveau-BrunswickPublié le 25 juin 2018

Aucune fumée n'a indiqué aux pompiers de la région de Bas-Caraquet que le feu qu'ils croyaient avoir éteint dans l'église Saint-Paul couvait encore quelque part.

Un texte de Pierre Philippe LeBlanc

Les pompiers croyaient avoir éteint le feu qui s'était déclaré dimanche dans l'église Saint-Paul. Ils étaient restés sur place jusqu’à au moins 23 h, et des policiers ont ensuite monté la garde pendant la nuit, selon Marc Landry, chef pompier de Caraquet. Et les flammes ont soudainement réapparu, vers 4 h, lundi.

« Quand on l’a eu hier, le feu partait d’en bas et il montait. On a pu le poigner avant qu’il ne monte trop. Mais cette fois-ci, il s’est caché dans les murs quelque part. Il n’y avait plus de boucane, rien. Il y a eu deux ou trois heures faciles avant qu’il poigne dans [les combles], mais il s’est enflammé au complet avant qu’on puisse voir la boucane sortir de là », explique Marc Landry.

Le clocher s'est effondré et a fini de brûler sur le sol près de l'église.

Facebook/Yvon Cormier

Comme bien des édifices de son âge, précise le chef pompier, l'église ne comptait aucun coupe-feu à l’intérieur qui aurait pu prévenir ce qui s’est passé.

« C’est parti [des combles] cette fois-ci, et ç’a descendu tranquillement. Ça peut être une petite flammèche dans un mur et qui a pris son envol par [les combles]. Mais quand ça descend d’en haut, avant que ça sorte à l’extérieur et que tu puisses t’en apercevoir, c’est là le résultat: il est trop tard », affirme Marc Landry.

Lorsque les pompiers sont à nouveau arrivés sur place, il était trop dangereux pour eux d’entrer dans l’église, poursuit M. Landry. Le toit s’est effondré environ trois quarts d’heure plus tard.

« Moi, j’étais dans le chemin qui est à peu près à 200 pieds de là, puis je me suis retrouvé dans un brasier de cendres qui [volaient] en l’air avec de la tôle et tout. S’il y avait eu quelqu’un à l’intérieur, c’était les perdre », raconte le chef pompier.

Tout a brûlé l'intérieur de l'église.

Facebook/Yvon Cormier

Plusieurs brigades de pompiers de la Péninsule acadienne ont prêté main-forte à celle de Caraquet. Marc Landry disposait d’environ 80 hommes en tout. Il fallait protéger les bâtiments voisins de l’église.

« On a eu une très bonne collaboration de leur part pour contrôler ça. Il vient un bout, à la grosseur du feu, tu peux juste faire ça », souligne Marc Landry.

Seule la structure de pierre a résisté aux flammes.