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Pénurie d'enseignants : un besoin de valorisation de la profession enseignante

Le réveil Nouveau-Brunswick, ICI Première.
Audio fil du mardi 27 mars 2018

Pénurie d'enseignants : un besoin de valorisation de la profession enseignante

Pénurie d'enseignants : un besoin de valorisation de la profession

Des élèves en classe lèvent la main pour répondre à la question du professeur.
Des élèves lèvent la main dans une salle de classe.PHOTO : iStock
Le réveil Nouveau-Brunswick, ICI Première.
Le réveil / Nouveau-BrunswickPublié le 27 mars 2018

Face à une importante pénurie d'enseignants, le District scolaire francophone Sud (DSFS) procède, mardi, au lancement d'une campagne de recrutement et de valorisation de la profession enseignante.

Un texte de Margaud Castadère

Le DSFS marque un manque criant d’enseignants et de suppléants. « On est toujours en manque! On est toujours en recherche de suppléants pour remplacer correctement nos enseignants de salle de classe. C’est un problème », fait remarquer Karine Roy, directrice adjointe à l’école Louis-J.-Robichaud de Shediac.

« Il y a urgence au niveau de la suppléance. Mais il y a également plusieurs opportunités d’emplois au District scolaire francophone Sud présentement. »

— Une citation de  Karine Roy, directrice adjointe à l’école Louis-J.-Robichaud de Shediac

Cette pénurie affecte d’ailleurs les élèves, ajoute Jollin Mallet, enseignant à l’école Anna-Malenfant de Dieppe.

De l’emploi, malgré les idées reçues

Karine Roy et Jollin Mallet reviennent sur le fait qu’il y a quelques années, on formait trop d’enseignants pour le nombre de postes disponibles. Une tendance qui s’est inversée, selon eux.

« Certains se sont dit : “on va aller voir ailleurs”. Certains sont allés au district anglophone avec l’immersion, certains ont décidé d’aller dans une autre province. Juste parce qu’on le disait : “dans le sud de la province, il n’y a pas d’emploi”. Il faut mettre fin à ce discours-là », note Jollin Mallet.

Karine Roy souligne quant à elle qu’elle n’a pas eu à attendre pour avoir un poste, malgré son jeune âge.

Une profession valorisante

Selon ces membres du corps enseignant, il reste du travail à faire au sujet de la valorisation de la profession.

« Il y a certainement eu une conception erronée de la profession en disant que c’est tellement exigeant maintenant », pense Jollin Mallet.

« On offre quand même une qualité de vie en tant qu’enseignant. [...] C’est une profession qui est attirante côté bénéfices. »

— Une citation de  Jollin Mallet, enseignant à l’école Anna-Malenfant de Dieppe

Les deux enseignants s’accordent pour dire que la profession n’est pas plus difficile qu’avant. « Je pense que la population qui n’est pas dans les écoles croit que c’est plus difficile. [...] Ça prend quelqu’un qui aime la profession, qui est motivé », croit celui qui enseigne à Dieppe.

Une tournée des écoles secondaires du DSFS commencera la semaine prochaine dans le cadre de cette campagne de sensibilisation et de recrutement.

« On va cibler les jeunes qui sortent du secondaire qui se cherchent une carrière, explique Jollin Mallet. C’est certain qu’on cherche aussi à recruter des gens qui sont dans les universités, qui sont prêts à rentrer dans le système d’éducation. »